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Des congés payés pour les victimes de violence familiale et sexuelle?

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick veut offrir une sécurité d'emploi aux victimes de violence sexuelle et familiale qui désirent prendre congé, mais impossible pour le moment de savoir si ce dernier sera rémunéré ou non.

Un texte de Camille Martel

Des modifications à la Loi sur les normes d'emploi ont été déposées vendredi afin d'offrir des congés à ces victimes. Le gouvernement avait entrepris un geste similaire il y a une semaine, mais avait omis d'inclure les victimes de violences sexuelles à ces modifications proposées.

« Ces modifications permettraient aux victimes d’avoir le temps de faire un changement dans leur vie et d’améliorer leur sécurité et leur protection », a déclaré le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Croissance démographique, Gilles LePage.

Une consultation de 60 jours qui s'amorce officiellement dès maintenant aura pour objectif de recueillir les commentaires des différentes parties prenantes sur ces propositions, comme les employeurs, les syndicats et les groupes de soutien aux victimes de violence sexuelle et familiale.

Or, plusieurs éléments concernant ces modifications à la loi demeurent flous.

Qui payera ces congés?

La grande question est de savoir si ces congés seront rémunérés ou non. De plus, s'ils sont rémunérés, le seront-ils par la province ou par les employeurs?

Le ministre Gilles LePage n'a pas fourni de détails sur ces questions.

Il a simplement indiqué que les consultations serviront à répondre à ce genre de questions, en ajoutant que chaque cas serait probablement unique.

« Il y a aussi toute la question de l’assurance emploi qui, elle, tombe du côté du fédéral », a ajouté le ministre LePage.

« Ce serait important que ces congés-là soient payés », a indiqué d'emblée Beth Lyons, directrice générale du Conseil des femmes du Nouveau-Brunswick.

Selon elle, la raison principale pour laquelle les victimes d'actes de violence ne quittent pas leur foyer est l'argent.

« Aujourd’hui c’est comme la première étape, c’est-à-dire, s’assurer de donner un congé, mais maintenant il faut vraiment regarder l’aspect financier », a-t-elle ajouté.

L'autre question est de savoir si ces modifications seront adoptées avant ou après les prochaines élections.

Comme la session parlementaire prend fin ce printemps et que des élections sont prévues à la fin du mois de septembre, ces changements pourraient en effet seulement avoir lieu après les élections.

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