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Des cours de français pas reconnus par le ministère, des étudiants internationaux mécontents

Des avocats et des étudiants internationaux dénoncent le ministère de l'Immigration du Québec, qui ne reconnait plus le résultat d'un cours de français passé par les candidats. La semaine dernière, Radio-Canada révélait que les dossiers de centaines de personnes faisaient l'objet de vérifications.

Un texte de Bahador Zabihiyan

Le Programme de l'expérience québécoise (PEQ) a été lancé par Jean Charest en 2009. Il permet aux étudiants internationaux qui ont complété un diplôme au Québec et qui ont réussi un cours de français de s'y installer.

L'avocat David Chalk indique que jusqu'à récemment, des fonctionnaires du ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion (MIDI) se déplaçaient dans les universités et écoles pour faire la promotion du PEQ.

« C'était administrativement très léger à traiter, des dossiers très faciles à traiter. C'était pendant longtemps presque l'enfant préféré du MIDI », dit-il. Mais depuis novembre dernier, les procédures se sont compliquées.

Les étudiants doivent démontrer un niveau de français suffisant en réussissant notamment un cours de français offert par les commissions scolaires. Toutefois, le ministère ne semble plus faire confiance aux résultats de ce cours depuis novembre. Beaucoup d'étudiants qui l'ont suivi sont ensuite convoqués à une entrevue orale.

Yanick Yang est un blogueur d'origine chinoise. Son site s'est transformé ces derniers mois en cahier de doléances pour des centaines de candidats à l'immigration qui estiment que cette nouvelle mesure est injuste.

« Beaucoup d’étudiants chinois y écrivent, vous n’avez pas idée à quel point », dit-il.

David Chalk va envoyer une plainte au Protecteur du citoyen. Un bureau d'avocat montréalais a aussi déposé une demande de recours à la Cour supérieure, comme le révélait Radio-Canada.

Le ministère a rejeté ou refusé 320 dossiers sur 585 vérifiées. Un rejet ou un refus peut empêcher un candidat à l’immigration de déposer une nouvelle demande pendant cinq ans au Québec. Le ministère lie notamment les vérifications avec une enquête de l'UPAC visant deux commissions scolaires montréalaises pour des irrégularités.

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