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Des dissidents du Wildrose lancent un nouveau parti en Alberta

Une cinquantaine de responsables locaux du Wildrose ont décidé de créer un nouveau parti albertain qui érigera en principe fondamental le respect de la volonté de ses adhérents.

Un texte de Laurent Pirot

Les personnalités réunies jugent que l’union de la droite albertaine a été imposée de façon « dictatoriale » aux membres du Wildrose qui avaient d'abord voté contre un tel rapprochement, juge Marilyn Burns, présidente de l’association locale du Wildrose dans la circonscription d’Edmonton Sud-Ouest.

Les militants du Wildrose et du Parti progressiste-conservateur ont approuvé à 95 % la création du nouveau Parti conservateur uni (PCU) qui doit remplacer les deux partis.

Une liste de noms possibles

Les participants de la rencontre, qui s'est tenue samedi en banlieue d'Edmonton, ont décidé de créer une société et ont mis sur pied un comité chargé de l’organisation du futur parti. Ils se sont entendus sur une liste de noms possibles et ont contacté Élections Alberta pour déterminer quel sera le nom de leur mouvement.

Pour obtenir une reconnaissance formelle comme parti provincial, il leur faudra ensuite soumettre une pétition signée par 7868 Albertains, prouver le soutien de trois députés ou présenter des candidats dans au moins la moitié des circonscriptions. Mme Burns dit que les trois options sont sur la table et pense que des députés conservateurs pourraient quitter le caucus du PCU « par principe ».

« La plupart des adhérents du Wildrose reviendront à ce que le Wildrose était quand ils se rendront compte que leur avis ne compte pas vraiment et que Brian Jean [ancien chef du Wildrose et candidat à la direction du PCU] aura été battu », estime-t-elle.

La professeure Lori Williams, politologue à l’Université Mount Royal de Calgary, ne partage pas cet optimisme quant à l’avenir du mouvement.

Les militants engagés autour de Marilyn Burns sont très attachés aux principes qui étaient ceux du Wildrose et au respect inconditionnel de la volonté des militants, observe Lori Williams. À leurs yeux, « ces principes sont plus importants que d’arriver au pouvoir », juge-t-elle.

Le Parti réformiste de l’Alberta, lui aussi nettement positionné à droite de l’échiquier, affirme qu’il ne craint pas la concurrence d’un « nouveau Wildrose ». « Nous pensons qu’il y aura un choix clair entre deux partis conservateurs à la prochaine élection et que nous serons la solution de rechange au Parti conservateur uni », affirme son chef, Randy Thorsteinson.

Il promet que son parti, créé depuis la dernière élection provinciale, sera en mesure de présenter un candidat dans chacune des 87 circonscriptions.

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