La décrépitude des bâtiments dans le milieu scolaire du Québec s'aggrave, chiffres à l'appui. Le « déficit du maintien des actifs » dans les commissions scolaires a augmenté de 11 % à 1,8 milliard de dollars, cette année.

Un texte de Mathieu Dion, correspondant parlementaire à Québec

Dans le Plan québécois des infrastructures déposé au même moment que le budget, il est possible de voir combien le maintien des infrastructures dans les commissions scolaires n’est pas à la hauteur des besoins.

Le déficit était de l’ordre de 1,593 milliard de dollars en 2016-2017 et il est estimé à 1,786 milliard pour 2017-2018. C’est près de 200 millions de dollars de plus. La variation était beaucoup moins importante l’année dernière, soit 37,5 millions de dollars.

Le même document fait également état d’investissements bien moindres que prévu pour l’année 2015-2016. Plus de 788 millions de dollars devaient être dépensés en travaux. Or, seulement 527 millions ont été déboursés, ce qui représente un taux de réalisation de 67 %. Il s’agit du faible taux de tous les secteurs au Québec.

« La situation s’empire »

Au Parti québécois, le porte-parole en matière d’éducation, Alexandre Cloutier, s’indigne que le gouvernement laisse « la situation s’empirer ».

« Ce qui est incroyablement agaçant, affirme M. Cloutier, c’est que derrière les beaux discours où on annonce année après année des sommes impressionnantes d’investissements, il y a en réalité un écart immense avec les sommes réellement dépensées. »

Alexandre Cloutier interpellera le ministre Sébastien Proulx, vendredi, lors de l’étude des crédits budgétaires en éducation.

Pour l’instant, le cabinet du ministre renvoie le problème aux commissions scolaires. Les sommes seraient disponibles; ce seraient à elles de déposer des projets et de les dépenser.

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