Retour

Des élus des Hautes-Laurentides veulent que la route 117 soit rendue plus sûre

Des maires et des préfets des Hautes-Laurentides demandent à Québec d'entreprendre rapidement des travaux pour corriger le tracé de la route 117 entre Labelle et Mont-Laurier. Ils affirment qu'en moyenne cinq personnes par année perdent la vie dans ce tronçon d'à peine quelques dizaines de kilomètres de long.

Un texte de René Saint-Louis

Les élus des Hautes-Laurentides ont mis sur pied le Comité S.O.S 117 en 2004. Leur objectif : faire baisser le nombre d'accidents.

En 2011, ils ont cru leurs efforts récompensés quand un ministre libéral s'est rendu sur place pour annoncer que la 117 serait élargie.

Mais c'était sans compter sur l'objectif du gouvernement d'atteindre l'équilibre budgétaire...

Selon le maire de la municipalité de Lac-des-Écorces et président du comité SOS 117, Pierre Flamand, le déficit zéro a reporté l'engagement des libéraux aux calendes grecques.

Il estime cependant que le dossier a assez trainé et qu'il est temps d'agir.

Le Comité S.O.S 117 estime que le coût des travaux est d'environ 200 millions de dollars, soit cinq fois moins que ce qu'a coûté l'élargissement de la route 175 entre Québec et Saguenay, une route où le nombre de décès était comparable.

Selon le maire de Lac-aux-Écorces, l'élargissement de la 117 pourrait la forme d'une route à quatre voies entre Labelle et Rivière-Rouge. Puis, entre Rivière-Rouge et Lac-aux-Écorces, l'ajout de voies auxiliaires serait suffisant pour sécuriser la route. Enfin, pour le dernier tronçon, entre Lac-aux-Écorces et Mont-Laurier, un boulevard à quatre voies est la formule que le comité privilégie.

Le ministère des Transports et le ministre André Fortin ont refusé de commenter le dossier. Au début janvier, le ministre Fortin avait dit souhaiter mettre à jour une étude de 2011 sur l'élargissement de la  17.

Plus d'articles