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Des femmes ontariennes témoignent sur le droit de vote en Ontario

Le 12 avril 2017, marque le centième anniversaire du droit de vote pour les femmes en Ontario. La centenaire Laurette Corneillier et l'ancienne politicienne Sheila Copps nous en parlent.

Un texte de Caroline Bourdua

Laurette Corneillier a soufflé 100 bougies le 17 janvier 2017, dans la résidence Le Château de Nipissing-Ouest, dans le Nord de l'Ontario.

La première fois qu’elle a exercé son droit de vote, elle avait 21 ans.

« C’est vague un peu [...], mais à ce temps-là, on s’intéressait un peu moins à la politique qu’aujourd’hui. Mes parents votaient toujours. Toute la famille votait, personne s’abstenait. »

Voter du bon bord

Mme Corneillier se rappelle que tous votaient pour le même parti.

« Parce que les parents avaient beaucoup d’influence sur la famille. Aujourd’hui les épouses ont plus d’influence qu’autrefois. C’était plutôt rare de voter différemment de l’époux. Mais jamais mon mari m’a dit pour qui voter. Je votais selon ma conscience » ajoute-t-elle en souriant.

Même à 100 ans, Laurette Corneillier continue de suivre la politique.

« Le fédéral parce que ça concerne tout le Canada. Et la politique mondiale m’intéresse beaucoup aussi surtout de ce temps-là [avec Donald Trump]. C’était pas mon favori, mais il a été élu et les gens doivent vivre avec. » conclut-elle.

Le prochain scrutin en Ontario aura lieu en 2018, et Mme Corneillier compte bien exercer son droit de vote, « Si je suis encore vivante, oui (rires). »

L'Ontario, cinquième province à accorder le droit de vote à la gent féminine

On pourrait croire que le vote des femmes aura amené les politiciens, à s’ouvrir davantage aux revendications féminines, mais ce n’est pas le cas.

« C’est au fur et à mesure que les femmes ont peuplé les chambres, que cela a commencé à changer des choses et qu’aujourd’hui encore ça continue de changer des choses », explique Sheila Copps.

« Même après 100 ans, seulement le tiers des sièges est occupé par des femmes. »

Et pourtant selon Mme Copps, les femmes ne sont pas rares à vouloir sauter dans l’arène politique. « Mais les partis lors de la nomination d’un candidat vont préférer un homme », ajoute-t-elle.

Des mesures incitatives pour amener les femmes en politique

Au Nouveau-Brunswick, les femmes revendiquent l’égalité quant au nombre de députés élus au Parlement.

Selon les changements proposés à la loi électorale dans la formule de financement, un vote obtenu par une candidate équivaudrait à une fois et demie un vote d’un candidat.

Autrement dit, le gouvernement verserait plus d’argent aux partis qui présentent des femmes. Actuellement, chaque candidat reçoit un point, qu’il soit masculin ou féminin.

Si elle est adoptée par le Parlement, cette nouvelle formule entrerait en vigueur dès le prochain scrutin néo-brunswickois en 2018.

L’Ontario une cheffe de file

En Ontario, l’élection de la première femme première ministre est la preuve que les gens ne s’opposent pas aux femmes en politique.

« Ils ont voté pour Mme Wynne en masse, bien qu’elle soit femme et lesbienne. C’est un peu incroyable par rapport à ce que pensaient les cadres politiques, » indique Sheila Copps.

Le plus récent scrutin provincial n’aura d’ailleurs jamais fait élire autant de femmes à la législature ontarienne.

Élections du 12 juin 2014 en Ontario

– 38 femmes élues dans 107 circonscriptions– 11 femmes sur 21 députés dans le caucus néo-démocrate

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