Retour

Des groupes environnementaux doivent payer pour planter des arbres à l'Î.-P.-É.

L'Île-du-Prince-Édouard annonce une nouvelle formule de financement qu'elle dit « plus juste et plus prévisible » pour les groupes de protection des bassins hydrographiques. Par contre, la province oblige maintenant ces groupes environnementaux à payer 50 cents chaque fois qu'ils plantent un arbre.

Le gouvernement libéral de Wade MacLauchlan fournira un financement de 1,1 million de dollars chaque année à 23 groupes de protection des bassins hydrographiques, dont les efforts visent à protéger et restaurer certaines des zones les plus écosensibles.

Le ministre insulaire de l'Environnement, Robert Mitchell, affirme que le nouveau mode de financement assurera la transparence dans la distribution des fonds et apaisera les inquiétudes qu’ont chaque année les groupes quant à la prévisibilité et la stabilité du financement.

Les groupes de protection des bassins hydrographiques font un travail phénoménal. La majorité d'entre eux sont d'accord avec la nouvelle formule de financement. Ils la perçoivent comme un bon coup de pouce pour les aider à faire leur travail.

Robert Mitchell, ministre des Communautés, des Terres et de l'Envionnrment de l'Île-du-Prince-Édouard

En vertu de la nouvelle formule, le financement sera attribué aux groupes de protection des bassins hydrographiques selon la taille de la zone gérée, leur rendement et leur contribution communautaire.

Formule transparente

La PEI Watershed Alliance, qui chapeaute les 23 groupes protection des bassins hydrographiques de l'Île-du-Prince-Édouard, se dit satisfaite de la nouvelle formule.

« La transparence du nouveau processus permet aux groupes de protection de voir facilement quelles sont leurs forces et leurs faiblesses », mentionne Dale Cameron, président de la PEI Watershed Alliance, dans un communiqué du gouvernement.

Mais derrière des portes closes, des membres des groupes protection des bassins hydrographiques s’inquiéteraient du fait que Charlottetown les oblige maintenant à payer 50 cents à la pépinière provinciale chaque fois qu'ils plantent un arbre.

La vingtaine de groupes environnementaux plante quelque 26 000 arbres par année, en moyenne.

« Manque de vision », dit l'opposition

« C'est un manque de vision », déplore le progressiste-conservateur Brad Trivers. « Ce sont 13 000 $ que les groupes de protection des bassins hydrographiques ne pourront pas dépenser ailleurs », ajoute l'élu de la région de Rustico. « La province songe à imposer une taxe sur le carbone. Mais elle fait payer les groupes qui plantent des arbres qui servent justement à emmagasiner le carbone qui se trouve dans l'air. »

Le ministre Robert Mitchell souligne, pour sa part, que le financement des groupes de protection des bassins hydrographiques est « substantiellement » plus élevé aujourd'hui qu'il ne l'était auparavant, lorsque les pousses d'arbres leurs étaient offertes gratuitement.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un rottweiler goûte à du citron pour la première fois





Rabais de la semaine