Les hommages affluent au lendemain du décès de Shirley Dysart, la première femme ministre de l'Éducation au Nouveau-Brunswick et celle qui a lancé le programme de maternelles publiques universelles dans la province.

Mme Dysart est décédée mercredi à Saint-Jean. Elle avait 88 ans.

Shirley Dysart avait aussi dirigé par intérim le Parti libéral du Nouveau-Brunswick avant l’arrivée de Frank McKenna.

L’ancien premier ministre a salué ses accomplissements. « Elle nous lègue beaucoup de choses, mais la plus importante, en ce qui concerne son héritage politique, c’est sa contribution à l’éducation. »

[Elle est] l’instigatrice des maternelles publiques au Nouveau-Brunswick.

Frank McKenna, ancien premier ministre du N.-B.

Il affirme que les enseignants lui vouaient un tel respect qu’elle a pu négocier avec eux une entente qui semblait de prime abord difficile à obtenir à cause du contexte financier de l’époque.

Une mentore

Une ancienne ministre libérale, Aldéa Landry, la considérait comme sa mentore.

« C’était une personne d’une grande générosité et la plupart de nous qui avions été élus [...] avec elle en 1987, on n’avait pas d’expérience politique alors elle a vraiment été une guide pour nous [...] »

Mme Dysart a connu plusieurs premières au cours de sa carrière. Elle a été la première femme présidente du conseil scolaire anglophone de Saint-Jean, la première femme présidente de l’Assemblée législative et la première femme à diriger un parti.

Elle était une pionnière, selon Frank McKenna. « Et elle faisait tout avec une grande confiance et avec beaucoup d’élégance. Elle se comportait avec cette grande élégance que tout le monde remarquait. »

Mme Dysart avait été élue députée provinciale pour la première fois dans la circonscription de Saint-Jean Nord puis réélue quatre fois avant de quitter la politique en 1995.

« Elle considérait que de servir le public [comme représentante élue] était une chose honorable », résume son fils Britt.

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