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Des maires de l’Ontario veulent limiter la circulation des matières dangereuses sur la 401

Les maires de municipalités de l'Est ontarien qui longent l'autoroute 401 unissent leur voix et exigent des normes plus strictes quant au transport de matières dangereuses sur la Transcanadienne.

En mars, de l’acide fluorosilicique s’est déversé d’un camion lourd, à la suite d’un carambolage sur l’autoroute 401 près de Gananoque.

Le chauffeur du véhicule a perdu la vie.

Une vingtaine d’employés des services d’urgence ainsi que des automobilistes ont été transportés à l’hôpital parce qu’ils ont été exposés à la matière toxique.

Les municipalités veulent donc éviter qu’une catastrophe semblable survienne à nouveau.

Le conseiller municipal de Kingston, Jim Neill, a soumis une motion au conseil pour demander au ministre des Transports de l’Ontario d’interdire les cargaisons de matières toxiques pendant les tempêtes hivernales.

« Ce sont nos collègues, pompiers, ambulanciers, qui ont été mis en danger à la suite de cet accident », s’insurge Jim Neill. « Nous avons le devoir de veiller à leur bien-être. »

Le maire de Kingston, Bryan Paterson est en pourparlers avec les maires d’autres municipalités ainsi que l’Association des municipalités de l’Ontario pour présenter une stratégie commune.

« Il y a plusieurs maires qui discutent de la même idée, soit d’interdire l’accès aux véhicules lourds qui contiennent des matières dangereuses, pendant les tempêtes de neige », explique Bryan Paterson. « Nous voulons savoir quelles sont les options pour améliorer la sécurité sur la route. »

Des camionneurs sont d’accord avec l’idée

Jean Boisvert a été pris dans l’embouteillage monstre du 14 mars.

« Moi le premier je ne roulerais pas, surtout avec des matières dangereuses, le truck serait parké. »

Selon monsieur Boisvert, le gouvernement pourrait s’inspirer des règles des trains routiers pour réglementer le mouvement de matières toxiques. Ces camions lourds qui transportent deux remorques doivent s’arrêter s’il y a tempête hivernale.

Le ministère des Transports réagit prudemment

Pour sa part, le ministre des Transports de l’Ontario, Steven Del Duca, dit qu’il attend la fin de l’enquête policière sur l’accident pour savoir ce qui s’est vraiment passé. Il n’est cependant pas fermé à l’idée des maires.

« Lorsqu’il y a transport de matériaux toxiques ou dangereux, le ministère des Transports fédéral est aussi impliqué, » explique le ministre Del Duca.

Il indique que son ministère est toujours à la recherche de solutions pour améliorer la sécurité des routes et il pourrait envisager de consulter les municipalités et le gouvernement fédéral pour améliorer la réglementation.

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