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Des millions en économies...grâce à des pannes

Cette bonne nouvelle en cache une mauvaise, cependant : ce sont en partie les pannes de ses navires qui ont mené à ce résultat. Elles ont mené à des économies appréciables en carburant.

D’autres facteurs sont cités, comme les prix plus bas que prévu du diesel marin et des glaces moins épaisses qui ont facilité la tâche des brise-glaces.

Mais selon les auteurs d’une note de service, 4, 6 millions de dollars d’économies sont directement attribuables aux avaries des navires de la Garde côtière.

« Une partie de la baisse de consommation des navires en 2015-2016 est attribuable à la mise hors service de navires sur lesquels la Garde côtière canadienne comptait pour divers programmes », peut-on lire dans une note explicative destinée au sous-ministre de Pêches et Océans Canada.

La Garde côtière avait prévu consommer 57,5 millions de dollars en carburant en 2015-2016, mais elle a fini par en brûler 8 % de moins.

Les documents obtenus détaillent les économies pour chacun des navires touchés par des pannes.

Selon une porte-parole de Pêches et Océans Canada, Carole Saindon, tous ces navires à l’exception du Ann Harvey étaient revenus en service au début novembre.

Elle précise qu’en temps normal, les navires de la Garde côtière sont retirés du service tour à tour pour des travaux de maintenance, sans que cela interrompe les activités du service.

Un problème connu

Le mauvais état des navires de la Garde côtière canadienne est connu. Divers reportages ont fait état du problème depuis un an.

L’âge moyen des navires est de 34 ans.

Tout juste la semaine dernière, Ottawa a lancé un appel de propositions pour évaluer la possibilité de faire faire une partie du travail des brise-glaces par des navires du secteur privé, parce qu’elle doute de la capacité de la Garde côtière de s’acquitter seule de cette tâche dans les années à venir.

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