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Des organismes communautaires demandent à la Ville de maintenir leurs subventions

Les quatre organismes communautaires qui ont vu leurs subventions amputées massivement par la Ville de Rimouski demandent aux élus de revenir sur leur décision. Ils en ont fait la demande au conseil municipal lors d'une rencontre lundi soir.

Un texte d’Édith Drouin

La Maison de fin de vie Marie-Élisabeth, la Fondation du centre hospitalier régional de Rimouski, l'Association du cancer de l'Est du Québec et la Ressource d'aide aux personnes demandent le statu quo à la Ville de Rimouski. Ils souhaitent que leurs subventions initiales soient restituées pour au moins un an.

Les organismes proposent, dans cet intervalle, de s’assoir avec la Ville pour considérer d’autres formes de subventions qui pourraient venir compenser la perte de revenus, comme du prêt de matériel.

Ils demandent également aux élus de réviser le budget 2018. François Gamache, le directeur général de la Maison de fin de vie Marie-Élisabeth, pense que la Ville a plus de marge de manoeuvre qu’elle ne le laisse entendre.

Il y a trois semaines, la Ville de Rimouski a amputé de moitié les subventions accordées à la Fondation du centre hospitalier régional de Rimouski et à l'Association du cancer de l'Est du Québec. La Maison de fin de vie Marie-Elisabeth et la Ressource d'aide aux personnes handicapées ont aussi écopé de baisses importantes.

Une semaine de réflexion

Selon les organismes, la Ville de Rimouski s’est engagée à rendre une décision sur cette affaire lundi prochain. Le maire n’a pas voulu commenter la rencontre.

Interrogé sur le déroulement des échanges, François Gamache a indiqué que la Ville avait à nouveau expliqué pourquoi elle avait coupé le financement de ces organismes.

Il a ajouté ne pas pouvoir s’avancer sur l’avis des conseillers et du maire dans le dossier, puisque peu d’élus ont selon lui pris la parole.

En février, le maire de Rimouski, Marc Parent, avait justifié les coupes en affirmant que la ville manquait de marge de manoeuvre dans le budget 2018 et qu’elle avait coupé dans des secteurs plus éloignés de la « mission » de la ville, dont la santé.

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