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Des organismes du N.-B. demandent un meilleur traitement des victimes d'agression sexuelle

Suite au dépôt d'un projet de loi fédéral voulant offrir une meilleure protection aux victimes d'agression sexuelle, des organismes pensent que des changements importants sont de mise au Nouveau-Brunswick.

Si la loi est adoptée comme telle, plusieurs amendements seront apportés au Code criminel. Dans les changements proposés, il n'y aurait pas de consentement possible si la victime n'est pas consciente. La vie privée des victimes serait mieux protégée.

Pour Nelly Dennene, directrice du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick, il était temps que ces changements surviennent.« Quand on parle des agressions sexuelles, on voit aussi toute la problématique entourant cet enjeu-là [...] quand on pense à des situations comme à Halifax où le chauffeur de taxi avait finalement été acquitté, mais qu'on parlait d'une personne qui était inconsciente, on voit qu'on a besoin de légiférer sur ces enjeux-là », déclare-t-elle.

Dans un cas bien médiatisé survenu en mai 2015, une jeune femme avait été retrouvée à moitié nue en état d'ébriété avancé à l'arrière d'une voiture de taxi. Le chauffeur, Bassam Al-Rawi, avait plaidé que la femme était consentante. Deux ans plus tard, il a été jugé non coupable, alors qu’il était accusé d'agression sexuelle.Les amendements proposés pourraient aider les juges et policiers à avoir une ligne directrice plus claire, d'après le criminologue de l’Université Saint-Thomas, Jean Sauvageau.« Une fois que c'est dans la loi, c'est moins difficile peut-être à contester. Ça clarifie les positions qui auront été élaborées avec des experts sur la question. Ce ne sera pas juste un amalgame de décisions de cours de justice », explique-t-il.Pour les gens qui travaillent directement avec les victimes, ils se demandent toutefois jusqu'à quel point cela aidera les victimes d'agression sexuelles.« Ça ne veut pas dire nécessairement que plus de victimes d'agression sexuelle vont décider de porter plainte ou décider d'aller à la GRC [...] mais il y a quand même un gros besoin pour la formation et l'éducation au niveau des différentes personnes qui sont impliquées avec ces femmes-là », affirme la directrice générale du Centre de ressources et des crises Beauséjour.D’après un reportage d’Anne-Marie Provost

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