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Des performances qui diffèrent pour Andrew Scheer et Brad Trost lors du débat en français

Les deux candidats saskatchewanais dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada ont offert des performances différentes lors du débat en français mardi soir, selon l'analyse du professeur en sciences politiques à l'Université de l'Alberta Frédéric Boily.

Andrew Scheer et Brad Trost font partie des 13 candidats qui ont participé à ce premier débat en français qui s’est tenu à Québec. Brad Trost a d'ailleurs été cité parmi les candidats dont le français était plutôt laborieux.

Selon Frédéric Boily, le député de Saskatoon-University aurait de la difficulté à participer à un débat en français comme ceux qui ont lieu durant les élections. Il précise toutefois que la formule du débat mardi soir a aidé les candidats qui maîtrisent moins bien la langue française puisque les réponses devaient être de courte durée.

« Brad Trost a été un des rares à parler d'islamisme radical et ça, ça passe mal en dehors du cercle conservateur » indique M. Boily. Le professeur croit que c’est un aspect qui l’a désavantagé. Selon lui, M. Trost s'est trop concentré sur son discours entourant les valeurs « 100 % conservatrices ».

Le député de Regina-Qu'Appelle, quant à lui, a su faire bon usage de ses compétences à parler en français, souligne M. Boily. « Mais, je dois dire que je m'attendais à peut-être une meilleure aisance en français de la part d’Andrew Scheer », soutient-il.

M. Scheer est un candidat rassembleur d’après le professeur de l’Université de l’Alberta. Frédéric Boily note que ce candidat a été un des rares à faire preuve d’humour durant le débat. Il fait également valoir qu’Andrew Scheer s’est bâti une certaine crédibilité grâce à des appuis venant de députés du Québec et de plusieurs autres provinces. Un avantage, selon Frédéric Boily.

Kevin O'Leary confirme sa candidature

Un nouveau candidat dans la course à la direction du parti vient de s'ajouter mercredi matin. Frédéric Boily croit que ce quatorzième candidat, Kevin O’Leary, se démarque puisqu’il n’a pas le même profil que les autres candidats.

« Son arrivée va susciter un débat sur la place du français, mais il faut dire qu’en fin de semaine, Kevin O’Leary a changé son discours et a dit qu’il pourrait apprendre la langue lors d’une entrevue », ajoute Frédéric Boily.

Il rappelle que si le candidat a décidé de finalement se présenter, c’est parce qu’il pense avoir des chances de gagner.

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