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Des progrès à Winnipeg pour éliminer l'eau brune

Les épisodes d'eau brune à Winnipeg devraient être moins fréquents grâce aux progrès réalisés pour venir à bout du problème, selon les ingénieurs du Service des eaux de la ville.

À la fin de l’année dernière, la Ville a commencé à tester un nouveau coagulant utilisé pour purifier l'eau potable dans l’usine de traitement des eaux située dans la Municipalité rurale de Springfield.

Les ingénieurs du Service des eaux ont déjà déterminé qu'un coagulant appelé chlorure ferrique, employé par l'usine depuis 2009, avait conduit à une accumulation de manganèse dans les conduites d'eau de la Ville. Winnipeg avait par la suite été inondée d'appels concernant des épisodes d'eau brune, en particulier au cours de l'été 2013.

L'eau brune causée par le manganèse ne comporte pas de risque pour la santé. Elle rend cependant les tâches quotidiennes difficiles à effectuer pour les résidants, notamment en décolorant les tissus, ce qui a provoqué des milliers de plaintes au service téléphonique 311 depuis 2013.

Pour remédier à la situation, la Ville nettoie les conduites d'eau afin d'évacuer les dépôts de manganèse et planifie également remplacer le chlorure ferrique par un nouveau coagulant, le sulfate ferrique.

Tim Shanks, directeur du Service des eaux, dit que ces deux procédures ont déjà entraîné une réduction du nombre de plaintes, bien qu'il n'ait pas de statistiques.

« Nous ne sommes pas là où nous voulons être. Nous recevons toujours des appels, surtout lorsqu’il y a un changement de débit dans le système », affirme M. Shanks.

Des changements au débit d'eau dans les conduites ont pour effet de remuer le manganèse, conduisant à des plaintes d’eau brune.

Comme le problème n'es pas encore tout à fait réglé, « nous sommes toujours vulnérables aux événements », explique le directeur du Service des eaux.

Un impact immédiat

La Ville mène en ce moment des tests pour s’assurer que l'utilisation de sulfate ferrique, un produit chimique approuvé pour le traitement de l'eau, n'aura pas d'effet négatif dans son usine ou dans les conduites d'eau sous la ville.

« Nous faisons beaucoup de tests », affirme Tim Shanks. Ces tests devraient être terminés d'ici octobre ou novembre, a-t-il ajouté, et pourraient entraîner une réduction significative du nombre de plaintes.

Il avertit que les Winnipégois verront encore quelques épisodes d'eau brune, malgré le nouveau produit chimique, surtout en cas de rupture de conduites d'eau.

Brian Mayes, le conseiller municipal de Saint-Vital qui préside le Comité de la gestion des eaux et des déchets, affirme qu'il constate déjà une diminution de plaintes concernant l'eau brune.

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