Retour

Des propositions controversées discutées au congrès des jeunes libéraux

Le congrès annuel de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec (PLQ) a débuté samedi à Saint-Augustin-de-Desmaures, près de Québec, avec des débats sur des enjeux qui s'annoncent controversés.

La réorganisation du monde du travail et les relations de travail sont des enjeux prioritaires des jeunes libéraux cette année. Ils cherchent d'ailleurs à réformer le dogme syndical de l'ancienneté et souhaitent lancer une réflexion sur l'avenir du marché du travail au Québec. 

Selon le président de la Commission-Jeunesse du PLQ, Jonathan Marleau, afin que les plus jeunes puissent combler les nombreux départs à la retraite prévus au cours des prochaines années, la compétence devrait primer sur le nombre d'années d'expérience des travailleurs. 

« Il faut s'assurer qu'il y ait une équité intergénérationnelle, a expliqué M. Marleau en entrevue à RDI. C'est important que le bagage de connaissances soit passé efficacement aux plus jeunes générations. »

M. Marleau se dit conscient de toucher une corde sensible, puisque les privilèges reliés à l'ancienneté sont « sacrés pour plusieurs personnes ».

Une autre préoccupation des jeunes libéraux est « l'exode des cerveaux », tous ces jeunes diplômés dans des secteurs de pointe qui fuient le Québec pour décrocher des postes plus intéressants et plus payants ailleurs. Les jeunes libéraux tenteront au cours de la fin de semaine de trouver des solutions à cette problématique.

Les jeunes libéraux voudraient par ailleurs que le gouvernement crée une commission d'enquête publique sur le racisme et la discrimination systémiques qui sévissent au Québec, selon eux. Selon M. Marleau, les jeunes libéraux ont soulevé plusieurs problématiques qui méritent une réflexion approfondie.

« On fait bien la distinction - on ne dit pas que les Québécois sont racistes. On dit qu'il peut arriver des situations où une personne, lors de son envoi de CV, par exemple, peut ne pas se faire rappeler parce que son nom n'est pas Tremblay ou Bilodeau », a illustré M. Marleau.

« Si on souhaite changer les choses, il faut encourager les gens de la diversité culturelle à s'impliquer dans les instances politiques, à prendre leur place en politique. C'est là-dessus qu'on devrait miser nos effort plutôt qu'une commission d'enquête », dit pour sa part la ministre libérale de la Justice, Stéphanie Vallée.

Le premier ministre et chef libéral Philippe Couillard assiste aux débats samedi.

Il n'a toutefois pas voulu confirmer si le gouvernement du Québec irait de l'avant avec une telle commission. « [Le racisme] c'est une question qu'il faut regarder avec ouverture et lucidité dans notre société », s'est contenté de déclarer M. Couillard.

Par ailleurs, des membres de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec ont interpellé les jeunes libéraux ce matin. Elles ont manifesté à l'extérieur du congrès pour convaincre les jeunes libéraux de réclamer du gouvernement qu'il annule la modulation des frais de garde. Pour les manifestantes, cette modulation équivaut à une taxe familiale. Le syndicat des travailleuses de la petite enfance souligne que plusieurs jeunes libéraux sont de jeunes parents qui utilisent les services de garde.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine