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Des résidents se sentent harcelés par leur conseillère municipale

Des résidents qui organisent des événements musicaux dans la région de York dénoncent le comportement de leur conseillère municipale qu'ils décrivent comme un abus de pouvoir. L'élue Karen Cilevitz a menacé d'entamer une poursuite judiciaire, si l'expression « Ward 5 », le quartier qu'elle représente, continuait d'être utilisée lors d'événements.

Steffie Goodfield, du groupe York Region Open Mic, et le musicien Matt Bergman soutiennent être victimes d’intimidation et de harcèlement de la part de leur conseillère municipale. Ils ont formulé une plainte à cet effet au commissaire de l’intégrité de la Ville.

Tous deux affirment avoir reçu plusieurs messages depuis décembre dernier. Dans un message vocal, qui a été partagé avec CBC, Karen Cilevitz menace de poursuivre Steffie Goodfield et le groupe York Region Open Mic si le nom des soirées à micro ouvert n’est pas modifié.

La conseillère confirme avoir enregistré le message et a confié en entrevue à CBC qu’elle regrettait ce qu’elle avait dit, et qu’il s’agit aussi d’une affaire personnelle. Elle explique que Steffie Goodfield était une amie avant que cette histoire n’éclate.

L’événement dont il est question, le Ward 5 Jam, est organisé régulièrement par Matt Bergman. Mais Karen Cilevitz ne veut pas être associée à cet événement ni à son organisateur.

Steffie Goodfield dit avoir demandé à plusieurs reprises à Karen Cilevitz de cesser de lui écrire et de plutôt s’adresser directement à l’organisateur de l’événement. Après un moment, elle a cessé de répondre aux messages de son interlocutrice.

Matt Bergman souligne qu’il est inscrit dans la description du Ward 5 Jam que la Ville et les conseillers municipaux n’ont aucun lien avec l’événement.

La Ville de Richmond Hill confirme qu’aucun règlement municipal n’empêche qui que ce soit d’utiliser le terme quartier, « ward » en anglais, pour l’organisation d’événements.

Avec les informations de Farrah Merali, de CBC

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