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Des sénateurs s'inquiètent du degré de bilinguisme des réfugiés syriens

Le Comité sénatorial permanent des droits de la personne s'inquiète que des milliers de réfugiés syriens soient bientôt confiés à la responsabilité des provinces alors qu'ils ne maîtrisent pas toujours l'une des deux langues officielles.

Le président du comité, Jim Munson, soutient que le gouvernement fédéral a la responsabilité permanente de s'assurer que les 30 000 Syriens arrivés au Canada depuis un an maîtrisent suffisamment l'anglais ou le français pour pouvoir intégrer avec succès le marché de l'emploi et la société en général.

Les réfugiés parrainés par le gouvernement fédéral ont droit à des prestations sociales pendant un an, mais ce soutien tire à sa fin, alors que plusieurs milliers de réfugiés syriens en auront encore besoin. Ces réfugiés seront alors pris en charge par les programmes sociaux des provinces.

Le Comité sénatorial des droits de la personne a publié mardi un rapport sur le programme de réinstallation des réfugiés syriens, déployé par le gouvernement libéral au lendemain de son élection, à l'automne 2015. Dans leur rapport, les sénateurs craignent notamment que les réfugiés ne tombent « dans la pauvreté et le désespoir alors que les autorités provinciales et municipales devront assumer une plus grande part des responsabilités associées à leur bien-être. »

En matière d'apprentissage de la langue, le comité sénatorial recommande que les réfugiés aient accès à des services de garde d'enfants afin qu'ils puissent assister aux cours de français ou d'anglais. Cette initiative permettrait surtout aux femmes d'apprendre la langue d'accueil, rappelle le rapport du comité.

Selon le sénateur Thanh Hai Ngo, qui avait quitté son Vietnam natal en 1975 pour se réfugier au Canada, les Syriens veulent surtout travailler et apporter leur contribution à leur société d'accueil. Or, la connaissance de la langue constitue la clé de l'intégration au marché de l'emploi, souligne-t-il.

Les sénateurs s'inquiètent aussi de la santé mentale des réfugiés syriens, qui ont quitté un pays déchiré par la guerre. Plusieurs réfugiés souffrent du syndrome de stress post-traumatique, doublé d'un sentiment d'isolement et de déracinement. Or, le comité « n'est pas convaincu que le Canada soit adéquatement préparé » pour aider cette clientèle.

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