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Difficultés à la Ferme Moore : ses dirigeants se retroussent les manches

Aux prises avec un déficit de 128 000 $, l'organisme qui gère la Ferme Moore, fermée depuis le retour des Fêtes, compte tout mettre en oeuvre pour remettre les activités du site patrimonial sur les rails.

C'est notamment en raison du temps pluvieux du printemps et de la mauvaise irrigation du terrain que la ferme a fait de mauvaises affaires. Ses responsables n'ont vendu que 25 % des fruits et des légumes qu'ils avaient prévu de vendre.

« Ça a retardé les semis et quand le beau temps est venu, les cultures sont arrivées à maturité en même temps, ce qui a écourté énormément notre saison de récolte et [celle durant laquelle] on a pu offrir des produits biologiques aux consommateurs », a expliqué mercredi le président du conseil d'administration de la Coopérative de solidarité de la Ferme Moore, Sylvain Bertrand.

La fermeture temporaire de la ferme est un premier pas pour retrouver la santé financière. Cela permettra de faire des économies durant la saison creuse.

Pour que les champs soient dans de bonnes conditions, la Commission de la capitale nationale doit aussi effectuer dès le printemps des travaux de drainage souterrain. Les activités de production maraîchères seront réduites l'été prochain pour « repartir sur des bases plus solides en 2019 ».

L'organisme travaille aussi avec ses partenaires sur un plan d'affaires. Lorsque la ferme rouvrira, l'accent sera mis sur les activités de locations de ses salles.

Vers une exemption de l'impôt foncier

La Ville de Gatineau entreprend des démarches à la Commission municipale du Québec afin d'exempter la Ferme Moore de l'impôt foncier.

Le président du Comité exécutif de Gatineau, Gilles Carpentier, affirme que la Ville a tout intérêt à protéger les activités de la Ferme Moore.

Le président du Comité exécutif ajoute que le conseiller du quartier où est située la Ferme, Jocelyn Blondin, travaille avec la Coopérative de solidarité afin de « trouver des solutions innovatrices à la situation à laquelle ils font face ».

M. Carpentier soutient que le maire Maxime Pedneaud-Jobin participe aux discussions ainsi que des représentants de la Commission de la capitale nationale.

La Ville pourrait également contribuer à aider l'organisme d'une autre façon.

« Il n'y a rien qui est exclu comme solution. Il y a une certaine prétention qui veut que la situation de l'été passé soit une situation ponctuelle et les parties se parlent présentement », conclut Gilles Carpentier.

Avec les informations de Nathalie Tremblay et de Jean-Sébastien Marier

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