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Discorde autour des salaires des cadres à Chandler

Des augmentations salariales demandées par des cadres de la Ville de Chandler sèment la discorde au sein du conseil municipal.

Un texte de Joane Bérubé avec la collaboration de Martin Toulgoat

La Ville de Chandler a embauché à l'automne un nouveau directeur des travaux publics auquel elle a accordé un salaire annuel de 100 000 $.

À leur arrivée au conseil municipal, de nouveaux conseillers élus en novembre dernier ont constaté que ce salaire dépassait celui des autres directeurs.

Lors de la réunion municipale, lundi soir, le conseiller Bruno-Pierre Godbout a voulu ajouter un point à l'ordre du jour à la demande d'une cadre de la Ville.

Cette dernière, membre de deux ordres professionnels, veut que son salaire soit rehaussé pour qu’il atteigne celui du nouveau directeur des travaux publics. Dans la confusion, le point a été rejeté par la mairesse de Chandler, Louisette Langlois.

La demande de la cadre s’étendrait maintenant à tous les directeurs de la Ville qui réclament aussi l'équité, selon Bruno-Pierre Godbout.

« Dans la hiérarchie générale de toutes les villes au Québec, le directeur général et greffier est celui qui est le mieux payé, viennent ensuite le directeur des finances, celui de l’urbanisme, des travaux publics, etc. En ayant un directeur des travaux publics à 100 000 $ avec un directeur général à 83 000 $, on crée un précédent », soutient le conseiller.

Selon le conseiller, neuf cadres seraient éligibles à l’équité salariale.

Un cumul de fonctions

La mairesse de Chandler, Louisette Langlois, se dit surprise de la réaction de certains conseillers municipaux puisque le salaire du nouveau directeur se compare à celui accordé dans d'autres municipalités pour un poste similaire.

Louisette Langlois rappelle que le nouveau directeur cumule aussi le poste d’ingénieur.

Son poste, fait-elle valoir, s’autofinance à 50 %. « On n’a pas fait ça la tête en l’air. On a eu des rencontres là-dessus. Il a été évalué par une firme. Le salaire a été regardé par la direction qui l’a recommandé. Le conseil a voté de façon unanime », précise Louisette Langlois.

Elle estime qu’il s’agit d’un salaire correct pour la charge de travail et s’explique mal la controverse que cela suscite ainsi que les chiffres qui circulent.

Louisette Langlois indique que le point devait effectivement être à l’ordre du jour, mais que la question n’a jamais été soulevée lors de la rencontre préalable au conseil municipal. « Je ne comprends pas, ajoute-t-elle, on avait une heure et demie pour en discuter. »

Une séance extraordinaire du conseil municipal aura lieu mercredi soir à 18 h. Des conseillers souhaitent qu'une nouvelle firme de ressources humaines se penche sur la question de l’équité salariale pour les directeurs de la Ville. Cette rencontre sera publique.

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