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Discours du Trône : les libéraux du N.-B. priorisent l'éducation et les garderies

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick promet d'investir davantage en éducation et dans les garderies dans les prochains mois, mais certains détails restent à venir.

Un texte de Antoine Trépanier

Dans le discours du Trône prononcé mercredi, la lieutenante-gouverneure Jocelyne Roy Vienneau a déclaré que le gouvernement allait « accroître la somme fournie aux gens du Nouveau-Brunswick pour les aider à payer les frais de garderie ».

Toutefois, le gouvernement se garde de préciser quelle somme sera investie dans la prochaine année.

« Notre gouvernement écoute les gens du Nouveau-Brunswick, nous nous concentrons sur leurs priorités et nous obtenons des résultats », a déclaré le premier ministre Brian Gallant.

En août dernier, une commission recommandait au gouvernement d'amorcer la transition des services de garderie éducatifs agréés vers un système géré et financé davantage par le gouvernement provincial.

Présentement, 70 % des garderies sont à but lucratif, alors que 30 % sont sans but lucratif. Le gouvernement poursuivra également la mise en oeuvre de son plan d'éducation de 10 ans annoncé en septembre.

Après la lecture du discours, le premier ministre Brian Gallant a déclaré que sa grande priorité était l'abordabilité des services de garde. 

« On veut que les parents sentent que leur jeune peut avoir la meilleure qualité d'éducation et une meilleure qualité dans le développement de la petite enfance. Les garderies font partie de la solution », a déclaré M. Gallant, tout en précisant qu'une stratégie sera annoncée dans les prochains mois. 

Outre l'établissement du programme d'immersion en français en première année annoncé par le gouvernement dans les dernières semaines, la lieutenante-gouverneure Roy Vienneau a réitéré la priorité de multiplier les possibilités d'apprendre le codage de logiciels et les métiers.

« Je suis content de voir qu'on se concentre sur l'éducation et l'économie. Il faut maintenant le définir. On aimerait avoir plus de propositions de la part des enseignants », a déclaré le chef du Parti progressiste-conservateur, Blaine Higgs. 

« Pour ajouter à notre réussite relativement aux nouveaux arrivants syriens, encore 2500 nouveaux arrivants et leur famille viendront s'établir au Nouveau-Brunswick d'ici à la fin de l'année », a déclaré la lieutenante-gouverneure.

Le Nouveau-Brunswick a accueilli environ 2500 immigrants en 2015, et 2800 en 2014. Le gouvernement espère notamment combler le vide laissé par les agriculteurs à la retraite en attirant des centaines de nouveaux arrivants pour stimuler l'économie et assurer la pérennité de ce secteur. 

« Outre l'aide aux jeunes agriculteurs, la possibilité envisagée consiste à attirer de nouveaux agriculteurs de l'étranger, les gens de la province ayant aussi accès au programme pour agriculteurs débutants », a déclaré la lieutenante-gouverneure.

Les discours du Trône présentent rarement les détails des propositions des gouvernements, mais selon le président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB), le gouvernement n'a pas suffisamment exposé sa vision par rapport au bilinguisme et il critique le fait qu'il n'y a aucune mention des langues officielles.

« Il y a beaucoup de recyclage là-dedans, il y a très peu de détails et le diable est dans les détails, donc ce n'est pas très convaincant », a déclaré Kevin Arseneau.

Ce dernier soutient que les francophones et les Acadiens du Nouveau-Brunswick ne se verront pas beaucoup dans cette vision du gouvernement, notamment en ce qui a trait à la dualité dans le système de garderies.

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