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Dissensions au grand jour à la tête du Parti progressiste-conservateur albertain

La suspension par le Parti progressiste-conservateur d'un bénévole de la campagne de Jason Kenney a suscité de vives discussions publiques à la tête de la formation politique.

Un texte de Laurent Pirot

La sanction contre ce militant de longue date s’explique par la publication sur Twitter de deux messages au contenu inapproprié. Allan Hallman a, depuis, supprimé son compte.

Dans les heures qui ont suivi l’annonce de la suspension par le conseil d’administration du parti, le chef par intérim, Ric McIver, a publié une photo de lui en compagnie d’Allan Hallman.

Il a invité le conseil d’administration à ne pas s’ingérer dans la course à la direction qui doit se conclure le 18 mars.

Nous devons laisser les membres voter pour le prochain chef et ne pas donner la victoire à un des candidats ni disqualifier un des candidats.

Ric McIver, chef par intérim du Parti progressiste-conservateur albertain

Ric McIver a aussi critiqué le fait que cette suspension a été rendue publique.

Impartialité mise en doute

Lundi, les dirigeants de l’aile jeunesse du parti ont fait part de leur « déception » face à cette suspension et annoncé leur intention de faire de M. Hallman leur président honoraire. Dans un communiqué, la présidente, Sonia Kont, met en doute l’impartialité de certains membres du conseil d’administration.

« En fait, nous pourrions voir des gens des autres équipes nous reprocher d’avoir été trop conciliants envers la campagne de Jason Kenney », a estimé Kim Krushell, la membre du conseil d’administration du parti qui avait proposé la suspension de M. Hallman. Le parti a aussi publié un communiqué assurant qu'il n'avait « jamais envisagé » d'exclure Jason Kenney.

Kim Krushell a regretté que le chef du caucus critique son propre parti dans les médias.

Kenney largement favori

La campagne pour la direction du parti doit s’achever par un vote des délégués le 18 mars. L’équipe de Jason Kenney affirme pouvoir compter sur le soutien de plus de 80 % des délégués.

Aux yeux de l’analyste Paul McLoughlin, les tensions sont la preuve qu’une partie des dirigeants progressistes-conservateurs tentent de s’opposer à la victoire de Jason Kenney, qui propose de faire disparaître le parti au profit d’une union de la droite albertaine.

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