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Donald Arseneault renonce à son siège de député

Le député libéral Donald Arseneault, au Nouveau-Brunswick, annonce qu'il quittera la politique dès le 30 novembre, à la suite de la controverse entourant son second emploi de lobbyiste.

« Après mûre réflexion, j’ai décidé de remettre ma démission en tant que député de Campbellton-Dalhousie, démission qui prendra effet le 30 novembre 2017. Ce fut une décision très difficile à prendre. Bien qu’elle ait été conforme aux règles en vigueur, ma décision d’accepter un emploi tout en étant député a été source de distraction malencontreuse pour un gouvernement dont j’ai été fier de faire partie », a-t-il expliqué, vendredi matin, par voie de communiqué.

En Chambre, jeudi, le premier ministre Brian Gallant a sommé le député de choisir entre sa présence continue au sein du caucus libéral et son nouvel emploi comme directeur des relations gouvernementales aux Syndicats des métiers de la construction du Canada (SMCC). À l'extérieur de la Chambre, il a précisé que M. Arseneault avait jusqu'à vendredi pour annoncer sa décision, et qu'il serait exclu du caucus s'il ne présentait pas sa démission aux SMCC.

L'opposition attaque le gouvernement sur cette question depuis que Donald Arseneault, ancien ministre du Travail qui ne se représentera pas aux prochaines élections, a annoncé qu'il avait accepté ce poste aux SMCC. L'emploi englobe des activités de lobbying, mais Donald Arseneault s'est défendu initialement contre les accusations de conflit d'intérêts en disant qu'il ne ferait du lobbying qu'auprès du gouvernement fédéral.

La loi sur les conflits d'intérêts interdit aux anciens députés de faire du lobbyisme auprès du gouvernement jusqu’à un an après leur départ de l’Assemblée législative, mais elle n’interdit pas à un député d’accepter un tel emploi pendant qu’il siège toujours à l’Assemblée. Le député avait d'ailleurs rendu publique une lettre du commissaire à l'intégrité, Alexandre Deschênes, qui confirmait qu'il pouvait occuper un emploi tout en conservant son poste de député, à condition de ne pas utiliser certaines informations qu'il a obtenues en tant que député et ex-ministre au profit de son nouvel employeur. Le commissaire lui suggérait aussi de ne pas prendre part à des travaux législatifs, à des travaux de comité ou à des votes où son travail pourrait le mettre en conflit d'intérêts.

Le procureur général, Serge Rousselle, a rappelé cette semaine que son gouvernement s'était engagé à durcir les règles sur les conflits d'intérêts à la suite de cette affaire.

Donald Arseneault, député de Campbellton-Dalhousie, a occupé divers postes au sein du gouvernement provincial depuis 2003. Il a été ministre des Ressources naturelles, ministre de l'Éducation postsecondaire, ministre responsable de l’Initiative pour le nord du Nouveau-Brunswick et ministre responsable du Secrétariat de la croissance démographique.

Le député a par la suite été vice-premier ministre et ministre responsable de la région de Madawaska.

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