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Donald Trump n’inquiète pas les maires de Québec et Lévis

L'arrivée de Donald Trump à la présidence des États-Unis n'inquiète pas les maires de Québec et Lévis outre mesure, et ce, même si le nouveau locataire de la Maison-Blanche a l'intention d'adopter des mesures protectionnistes qui pourraient faire mal aux entreprises d'ici.

« Ça va aller, j’ai dormi la semaine passée », a brièvement réagi Régis Labeaume. À un journaliste qui lui demandait l’impact que la présidence Trump pourrait avoir sur la Ville de Québec, le maire s’est contenté de répondre : « Je vais attendre qu’il m’appelle. »

De son côté, le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, fait le pari que la réalité et le bon sens vont s’imposer et empêcher le président américain de remettre en question l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

« C’est pas vrai que parce que le président va dire : "on déchire l’ALENA", que ça va se produire comme ça, a déclaré M. Lehouillier. Il ne faut pas oublier qu’il y a énormément d’élus au Sénat américain qui vont dire : "on ne démolira pas une entente qui a fait ses preuves". »

Je ne vois pas comment le pays le plus puissant au monde économiquement pourrait s’isoler.

Gilles Lehouillier

Crainte chez les entrepreneurs

L’élection de Donald Trump a néanmoins soulevé de nombreuses interrogations depuis le mois de novembre chez les entrepreneurs québécois. En Beauce, des entreprises exportatrices ont dit craindre le prolongement d’une période d'incertitude dans les échanges commerciaux.

Presque 80 % des exportations canadiennes sont destinées aux États-Unis, un marché de près de 320 millions de personnes.

Si plusieurs compagnies de la région telles que Louis Garneau, le Groupe Canam et Biscuits Leclerc sont bien positionnées en raison des usines qu’elles opèrent aux États-Unis, la situation risque d’être plus compliquée pour les petits entrepreneurs si le nouveau président décide d’imposer des mesures protectionnistes.

« C’est pour les plus petits exportateurs qui eux, n’ont pas de point de chute aux États-Unis [que ça risque d’être plus difficile] », croit le président de chef de la direction de la Chambre et d’industrie de Québec, Alain Aubut.

Même s’il n’est pas convaincu que Donald Trump va imposer des tarifs douaniers à la frontière entre le Canada et les États-Unis en raison de l’interdépendance des deux économies, Alain Aubut reconnaît que sa présidence va « rebrasser les cartes ».

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