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Dossier: L’université franco-ontarienne, près du but

Le dossier de l'université franco-ontarienne continue de faire couler de l'encre.

Le gouvernement ontarien a annoncé, le 28 août dernier, qu'il ira de l'avant avec la recommandation de créer une université française à Toronto. Mais à quelques mois d’une élection provinciale, sa création n’est pas assurée.

Les réactions à l’annonce du gouvernement Wynne n’ont pas tardé. Alors que plusieurs associations francophones se sont réjouies des intentions gouvernementales, l’association étudiante francophone de l’Université Laurentienne s’y oppose.

Cette même association s’était d’ailleurs prononcée contre ce projet en mars 2016 également.

Et même si le projet, tel qu’établi par le gouvernement en août 2017, va de l’avant, l’échéancier proposé est très serré, selon certains.

Le budget proposé semble exagéré pour certains, mais la présidente du Conseil de planification, Dyane Adam, répond que le financement nécessaire de 83,5 millions de dollars suit les normes.

Les universités bilingues déjà en place ont expliqué ne pas craindre l’arrivée d’une université additionnelle. « Ce qu'on a entendu c'est que la nouvelle université aurait des programmes qui seraient complémentaires à l'offre des autres universités », a précisé Pierre Zundel, recteur par intérim de l'Université Laurentienne.

Plusieurs militants avaient énoncé leurs attentes avant le dépôt du projet. Une fois celui-ci déposé et étudié, ces mêmes militants ont affiché des réactions mitigées.

Le projet a été élaboré par Dyane Adam, ex-Commissaire aux langues officielles. Celle-ci avait été nommée à la tête du conseil de planification du projet d’université franco-ontarienne en septembre 2016. Elle avait ensuite rencontré plusieurs des intervenants du milieu, dont les étudiants du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO).

Un rapport, intitulé Le temps d'agir! et dévoilé en juin 2016, recommandait, entre autres, la création d’un campus physique dans le Grand Toronto.

Ce rapport avait ouvert la porte à l’établissement d‘un conseil de planification chargé de se pencher sur l'éventuelle création d'une université de langue française dans le Centre et le Sud-Ouest de l'Ontario. Ce comité avait alors été créé en novembre 2016.

Le temps écoulé entre la création de ce comité et les signaux reçus en août 2017 avait poussé les associations francophones ontariennes à redire leurs demandes au sujet de l’université franco-ontarienne en mai 2017.

En juin 2014, Kathleen Wynne avait annoncé qu’elle considérait la création d’une université franco-ontarienne virtuelle.

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