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Doug Ford donne un poste de conseiller spécial à un de ses alliés

Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford a nommé en catimini un de ses alliés à un poste de conseiller spécial en santé pour un salaire annuel de 348 000 $. Le Dr Reuben Devlin a été PDG de l'Hôpital Humber River et a été président du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario.

Le rôle de Rueben Devlin sera de présider une nouvelle entité : le Conseil du premier ministre pour l’amélioration des soins de santé et l’élimination de la médecine de couloir.

Cette nomination n'a pas été annoncée officiellement par le gouvernement Ford, même si la décision a été prise il y a une semaine lors de la première réunion du nouveau Cabinet ministériel.

L'embauche de Rueben Devlin été rendue publique vendredi lorsque le décret a été publié sur le site internet du gouvernement de l'Ontario.

Il va valoir chaque cent et nous allons le voir dans les résultats, a dit Lisa MacLeod, la nouvelle ministre des Services à l'enfance et des Services sociaux et communautaires, lors d'une conférence de presse vendredi.

Rueben Devlin a été un des principaux conseillers de Doug Ford pendant la campagne électorale et membre de son équipe de transition.

Il a été le PDG de l'Hôpital Humber River pendant 17 ans, un établissement qu'il a transformé pour en faire le premier hôpital complètement numérique en Amérique du Nord, avant de prendre sa retraite en 2016.

Le médecin est d'abord apparu aux côtés de Doug Ford en 2014 pour annoncer que Rob Ford, qui était maire de Toronto et le défunt frère de Doug Ford était soigné à l'Hôpital Humber River pour une tumeur.

Il est aussi actif au sein du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario depuis de nombreuses années. Après la défaite des conservateurs à l'élection de 2007, il a mené une campagne pour que John Tory quitte son poste de chef.

Dans un communiqué, la députée néo-démocrate de Nickel Belt, France Gélinas, affirme que le thème des premiers jours de Doug Ford en poste a été de faire des ententes secrètes qui bénéficient à ses amis fortunés, mais rien pour vraiment améliorer les soins de santé.

Selon elle, la solution à la médecine de couloir n'est cependant pas de donner plus de centaines de milliers de dollars à un allié politique, mais d'embaucher plus d'infirmières et d'ajouter des lits.

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