Si les Progressistes-conservateurs sont élus le 7 juin, ils feront renaître de ses cendres le train passager Northlander. Le chef du Parti progressiste-conservateur, Doug Ford, en a fait la promesse jeudi matin lors d'un rassemblement partisan à North Bay.

Un texte de Mathieu Grégoire

Près de 200 personnes ont répondu à l’invitation du parti en venant déjeuner en compagnie du chef Ford. Dans son allocution, celui-ci a expliqué l’importance que son parti accorde aux gens du nord de la province. Doug Ford veut leur offrir plus d’options pour se déplacer dans la région et vers le sud de la province.

Le train passager Northlander a fait la liaison entre Cochrane et Toronto pendant 36 ans avant d’être aboli en 2012 après que les Libéraux aient privatisé la Commission de transport Ontario Northland.

Doug Ford estime que cette connection est primordiale pour les résidents du Nord-Est qui souhaitent se rendre facilement dans la Ville Reine pour des rendez-vous médicaux ou pour toutes autres raisons.

Le député progressiste-conservateur de Nipissing, Vic Fedeli, avait pourtant dit dans le passé que ramener le Northlander n’était “pas réaliste, mais qu’il est possible de développer des partenariats avec Via Rail”.

Comment le Parti progressiste-conservateur compte t-il alors s’y prendre ? Doug Ford est resté vague.

Le député Fedeli est venu à la défense de son chef en précisant que le plan conservateur prévoit « 30 millions de dollars pour l’achat de wagons et 15 millions de dollars en subventions annuelles ». Assez pour maintenir la rentabilité du service, selon le parti.

Une annonce en terrain fertile

Doug Ford a fait son annonce jeudi matin en terrain fertile pour les conservateurs qui détiennent la circonscription de Nipissing depuis 2011. C'était aussi le fief de l'ancien premier ministre conservateur, Mike Harris, de 1981 à 1995.

Le retour du Northlander en réjouit plusieurs, même si cela nécessiterait un investissement de plusieurs millions de dollars en fonds publics.

Le déjeuner de Doug Ford n’a pas attiré que des électeurs convaincus d’avance.

Marc Mathon hésite encore, mais dit aimer la vision des Conservateurs en matière de politiques financières. L’idée de réduire les taxes des contribuables lui plait.

« Les taxes enlèvent l’argent qui pourrait être réinvesti dans la construction des jobs, ce sont les emplois dont on a besoin. Et la seule façon d’y arriver est si les compagnies ont l’opportunité de croître », dit-il.

Site unilingue anglais

En mêlée de presse, Radio-Canada a demandé à Doug Ford pourquoi le site web du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario n'a plus de version française. Le chef répond qu’il en parlera à son équipe et s’est engagé, sourire aux lèvres, à y inclure une version française.

M. Ford prendra part jeudi soir à un autre rassemblement partisan à Sudbury.

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