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Drummondville poursuivra le SCFP à la suite d'une manifestation devant l'hôtel de ville

Plusieurs dizaines de syndiqués mécontents ont pénétré bruyamment à l'intérieur de l'hôtel de ville. Cols bleus et cols blancs souhaitaient signifier leur insatisfaction concernant l'adoption du projet de loi 110, qui révise le cadre municipal des relations de travail.

Des dizaines d'autocollants ont été apposés un peu partout à l'intérieur et à l'extérieur du bâtiment. Selon la Ville, des gestes d'intimidation ont également été posés. Une manifestation semblable avait eu lieu en février dernier. L'administration municipale soutient que le syndicat n'a pas payé la facture liée au grabuge qui avait été causé alors. Pour le maire, Alexandre Cusson, il ne s'agit pas d'une facture très élevée, il parle d'environ 700 $, mais que pour une question de principe il ira de l'avant avec une poursuite. La Ville n'a pas l'intention d'éponger la facture. Les dégâts de mardi soir pourraient coûter plus cher.

Des plaintes ont été déposées à la police. On n'a pas l'intention de faire en sorte qu'un petit groupe vienne abuser de l'argent des contribuables, vienne abuser de la confiance des élus.

Alexandre Cusson, maire de Drummondville

Le syndicat nie tout geste d'intimidation et jure que ses membres n'ont rien fait de répréhensible. Manifester est un droit fondamental reconnu par la Charte des droits et libertés affirme Patrick Gloutney du SCFP. Dans ce contexte, il estime que ce qui s'est produit mardi soir était légitime.

Que monsieur Cusson fasse ce qu'il a à faire tout simplement [...­] S'il veut nous envoyer une facture qu'il le fasse. Il n'y a pas de problème avec ça.

Patrick Glourney, représentant du Syndicat canadien de la fonction publique

Les syndiqués ont par ailleurs promis de tout faire pour déloger le maire de Sherbrooke et président de l'Union des municipalités du Québec, Bernard Sévigny, aux prochaines élections municipales. Ce dernier se trouvait avec les élus drummondvillois lorsque la manifestation a éclaté, mardi.

« Ça ne m'intimide pas du tout », a déclaré M. Sévigny, en tournée à Sept-Îles.

« Quand on connaît la culture syndicale qui anime le SCFP, ce n'est pas étonnant des comportements comme ça. J'ai plus l'impression qu'ils se tirent dans le pied. Je compte bien me représenter et je compte bien gagner », a-t-il conclu.

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