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École francophone à Toronto : des parents déposent une requête en cour

La Coalition de parents pour une école secondaire de quartier, qui réclame depuis des années une école secondaire francophone dans l'est de Toronto, a annoncé mercredi matin avoir déposé une requête en ce sens en Cour supérieure.

Selon le groupe, à l'heure actuelle, les élèves francophones doivent parcourir de longues distances pour recevoir une éducation en français et les installations des écoles francophones sont de moins bonne qualité que celles des écoles anglophones.

Le groupe de parents répétaient depuis plus d'un an qu'ils iraient devant les tribunaux si la province ne leur accordait pas ce qu'ils demandaient.

La Coalition a retenu les services de l'avocat Nicolas Rouleau, qui représentait des parents de la Colombie-Britannique qui ont eu gain de cause en Cour suprême du Canada dans une cause semblable.

Me Rouleau n'hésite pas à comparer les francophones de Toronto à la communauté anglophone de Montréal.

Selon le regroupement, beaucoup d'élèves renoncent à poursuivre leurs études secondaires en français. « La question est urgente, selon Me Rouleau. Plusieurs parents enlèvent leurs enfants des écoles francophones. L'assimilation continue. »

Les parents font valoir qu'en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés, leurs enfants ont le droit d'avoir une école francophone de quartier de qualité équivalente aux écoles anglaises. « La situation ne respecte pas l'article 23 de la Charte », a déclaré Me Rouleau durant l'annonce.

Découragés, mais positifs

Les membres de la coalition affirment trouver la situation décourageante. « C’est décourageant, parce que c’est un droit constitutionnel et qu'il faut constamment se battre, il faut forcer le gouvernement à respecter nos droits », selon Mme Pospisil.

Même son de cloche du côté de Lianne Doucet, elle aussi membre de la coalition. « Lorsque je lis des articles sur les autres régions de l'Ontario qui ont les mêmes problèmes, ça me décourage aussi. Les écoles francophones de Kingston qui sont pleines à craquer! Ça ne devrait pas être si difficile », dit-elle.

Tout de même, le groupe affirme avoir confiance dans le processus juridique de la province et du pays. Selon Me Rouleau, la situation dans laquelle se trouve la communauté francophone de Toronto est un exemple parfait de la nécéssité de la Charte canadienne des droits et libertés. « C’est pour ça que la Charte est là : les minorités ont des droits. »

Pas de réaction du gouvernement ontarien

Par le passé, la province ne commentait pas l'éventualité d'une poursuite. Ses porte-parole répétaient que l'éducation française était importante pour le gouvernement.

La ministre de l'Éducation, Mitzie Hunter, a souligné à quelques reprises qu'une école française était en construction à Scarborough et qu'elle demeurait ouverte aux discussions.

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