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Élargissement de l’autoroute 50 : encore loin de la coupe aux lèvres, selon un élu

Le député libéral de Papineau, Alexandre Iracà, entend maintenir la pression politique dans le dossier de l'élargissement de l'autoroute 50, mais il admet que des éléments d'incertitude empêchent de fixer un échéancier pour ce projet.

Lors de son passage à Gatineau, samedi, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, s’est engagé à élargir l’autoroute 50 sur certains tronçons où il y a des problèmes de sécurité.

Toutefois, avant d’aller de l’avant, le projet devra d’abord recevoir un financement.

« Il faut absolument qu’il soit inscrit au PQI [NDLR : Plan québécois des infrastructures]. Il ne l’est pas encore. Le PQI, en ce moment, est plein », explique M. Iracà. « Il faut juste ne pas lâcher le morceau »

Est-ce qu’il va y avoir une bonification? Tout semble indiquer qu’il y a de grandes possibilités.

Alexandre Iracà, député libéral de Papineau

Ce n’est qu’une fois que le projet sera inscrit au Plan québécois des infrastructures que les plans et devis pourront aller de l’avant, précise l'élu.

Des craintes du maire de Thurso

De son côté, le maire de Thurso, Benoît Lauzon, se réjouit de la promesse du premier ministre, mais il espère que le problème de sécurité dans certains secteurs de l’autoroute ne sera pas simplement déplacé ailleurs.

« On sait que les tronçons les plus dangereux, c’est souvent immédiatement après les quatre voies, dans les premiers 5-6 kilomètres. Si on la fait par sections, est-ce qu’on va déménager ou changer de place les tronçons dangereux? » s'interroge-t-il.

Le maire de Thurso a également hâte de voir à quel moment le projet pourra se mettre en branle.

Lourde attente pour les usagers

Pour Christian Duguay, résident de Thurso, l'attente est trop longue.

L'autoroute 50 aurait dû être faite à deux voies dès le début. J'ai 44 ans et je ne pense pas voir ça [l'élargissement, NDLR] un jour, je ne m'attends pas à ce que ça bouge vite.

Christian Duguay, résident de Thurso

Selon M. Duguay, dont une parenté de sa conjointe a eu un accident sur cette autoroute, regrette qu'elle ne soit pas plus sécuritaire.

« Si c'était à deux voies avec un îlot dans le milieu, un accident aurait pu être évité », a-t-il soutenu.

Avec les renseignements des journalistes Claudine Richard et Estelle Côté-Sroka

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