Retour

Élections 2018 : les chefs se prononcent sur l'endettement des étudiants au N.-B.

À l'aube des élections de l'automne, Radio-Canada a rencontré les chefs des cinq principaux partis politiques provinciaux au Nouveau-Brunswick et leur a posé une série de questions - les mêmes pour tous - sur cinq grands enjeux. Aujourd'hui : les études postsecondaires.

Nous leur avons posé la question suivante : que faudrait-il faire pour éviter le surendettement des étudiants ?

Voici leurs réponses.

Brian Gallant défend son programme de gratuité scolaire

Le premier ministre et chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, s’est référé à son bilan pour répondre.

Il souhaite rappeler que la province est maintenant dotée d’un programme de gratuité scolaire pour « les personnes qui en ont le plus besoin », ainsi qu’un « programme d’allègement des droits de scolarité pour la classe moyenne ».

Il s’agit d’investissements qui seront rentables, soutient-il. « Ça va réduire l’endettement à long terme ».

« Nous avons eu au-delà de 6000 Néo-Brunswickois qui sont allés à l’université ou au collège gratuitement [cette année] », affirme-t-il en terminant.

Il faut trouver des emplois pour les jeunes, affirme Blaine Higgs.

Le chef du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, souligne que la dette étudiante peut être facilement réglée lorsque les étudiants obtiennent un travail rapidement.

À propos des frais de scolarité, les abolir ne serait pas la solution, selon lui.

« Nous devons trouver des emplois et s’assurer qu’il y a du travail [pour eux] »

Pour se faire, il propose de remettre en place les rabais sur les droits de scolarité et des crédits d’impôt pour les familles qui ont été abolies par le gouvernement Gallant.

« Pour moi il s’agit d’une chose de plus qui nous permettait de garder nos étudiants ici », explique-t-il.

Augmenter à 5 ans les prestations pour l’achèvement des études, propose David Coon

« Le niveau de dette pour les étudiants est très lourd », affirme d’emblée David Coon, chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick.

Il propose d’augmenter à cinq ans le temps maximal pour obtenir les prestations « pour l’achèvement des études dans le délai prévu ».

Actuellement, certains étudiants peuvent obtenir une certaine somme s’ils terminent leurs études en moins de quatre ans. Il propose de leur ajouter une année.

Ramener des crédits d’impôt pour les étudiants gradués, plaide Kris Austin

« Je crois que le gouvernement a fait une mauvaise chose en éliminant les crédits d’impôt pour les étudiants gradués », affirme Kris Austin, chef de l’Alliance des Gens.

Plusieurs jeunes talents ont ainsi quitté la province, affirme-t-il. Il voudrait remettre en place ces crédits d’impôt.

« Pour moi c’est gagnant-gagnant. Tu as davantage de personnes qui obtiennent un diplôme dans les universités et collèges et s’ils restent et travaillent au Nouveau-Brunswick, alors ils obtiennent un crédit d’impôt qui va contribuer à rembourser les frais de scolarité »

Il critique la politique actuelle qui élimine complètement les frais de scolarité pour certains étudiants. Ce n’est pas avantageux si on regarde la situation pour l’ensemble des citoyens de la province, affirme-t-il.

Réduire les frais de scolarité et la dette étudiante, propose Jennifer Mckenzie

La chef du Nouveau Parti Démocratique du Nouveau-Brunswick, Jennifer Mckenzie, affirme que de mauvais messages ont été envoyés aux étudiants de la province.

« Les étudiants du Nouveau-Brunswick ont reçu un message comme quoi on ne veut pas qu’ils restent ici. Nous avons un plan pour changer ce message », affirme la chef.

Réduire les frais de scolarité et réduire la dette étudiante pour ceux qui restent dans la province sont ses deux objectifs, explique la chef.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Les 10 meilleures destinations vacances lorsqu'on est végane





Rabais de la semaine