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Élections 2018 : les chefs se prononcent sur les langues officielles

Radio-Canada a demandé aux politiciens qui vont s'affronter lors des élections de l'automne d'exposer la position de leur parti sur cinq thèmes qui touchent les citoyens de la province. Aujourd'hui, nous vous présentons leurs réponses en ce qui concerne les langues officielles.

Brian Gallant, premier ministre et chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick : « On est sur la bonne voie »

« C'est important de se tenir debout pour les langues officielles », déclare Brian Gallant.

Le premier ministre dit que son gouvernement va tout faire pour améliorer l'application de la Loi sur les langues officielles s'il est réélu.

Il ajoute que le rapport publié par le Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick chaque année est très important et qu'il indique les changements à apporter pour s'améliorer.

« Il faut jouer un rôle de leader là-dedans et d'autres institutions peuvent le faire aussi », déclare le premier ministre, en faisant notamment référence à l'Association des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick sur la question des examens d'accès à la profession.

« Il faut assurer la vitalité des Acadiens et des Brayons. Je sais qu'il y a encore du travail à faire, mais on a vu des gains réels », dit-il.

Blaine Higgs, chef du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick : enseigner le français différemment

« Servir les gens dans les deux langues officielles, c’est le but depuis toujours et je ne comprends pas qu’on en débatte encore », déplore Blaine Higgs.

« Je suis déçu que ça ne soit pas encore chose faite », ajoute-t-il.

Pour régler le problème, il faudrait se tourner du côté de l'éducation, estime-t-il : « Ce n'est peut-être pas normal que seulement 10 % à 15 % de nos étudiants qui reçoivent un diplôme soient bilingues alors que ça fait 50 ans que la province est bilingue. »

Il aimerait que le français soit enseigné différemment dans les écoles anglophones. « En ce moment, on l'enseigne de façon très rigide et ce n'est vraiment pas attrayant pour les jeunes. »

Blaine Higgs souhaite développer un modèle d'apprentissage des langues officielles qui permettra aux jeunes francophones et anglophones d'échanger entre eux, et ce, dans un climat ludique et motivant.

Jennifer Mckenzie, chef du Nouveau Parti démocratique du Nouveau-Brunswick : des services dans les deux langues

La chef du Nouveau Parti démocratique du Nouveau-Brunswick estime qu'il y a plusieurs façons d'encourager l'apprentissage des langues officielles.

Elle aimerait que les services gouvernementaux, notamment les soins de santé, soient toujours offerts dans les deux langues officielles.

« C’est important que ces services soient [offerts] partout et c’est quelque chose que nous voudrions implanter », affirme Jennifer Mckenzie.

Kris Austin, chef de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick : une approche démographique

« Nous avons toujours appuyé le fait de recevoir les services dans les deux langues officielles », dit pour sa part Kris Austin.

Le parti qu'il chapeaute aimerait voir une approche démographiphe à ce problème : « Il y a des endroits où il y a plus de francophones et nous aimerions qu'ils aient tous les services dont ils ont besoin en français. »

« Dans d’autres endroits où il y a plus d’anglophones, on pourrait avoir recours à des traducteurs ou bien s’assurer d’avoir toujours quelqu’un en poste qui parle français », ajoute-t-il.

Il se dit toutefois d'accord avec le fait qu'il devrait y avoir un pourcentage plus élevé d'employés bilingues dans le secteur public.

« On aimerait que les choses soient plus balancées en fait, autant du côté anglophone que francophone », indique le chef de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick.

David Coon, chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick : parler davantage de l'importance du bilinguisme

« Selon moi, c'est une question de leadership, les langues officielles. Il faut parler davantage de l'importance de notre système bilingue », dit d'emblée David Coon.

Il faut, ajoute-t-il, défendre les droits des communautés linguistiques.

« Pour le moment, le premier ministre Gallant est silencieux sur cette question », indique-t-il.

Il aimerait voir une discussion sur l'avenir du bilinguisme dans le secteur public.

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