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Élections à Gatineau : un débat à 4 sur l'environnement, dans un climat de respect

C'est dans le respect et la convivialité que s'est déroulé un débat portant sur l'environnement entre quatre des cinq candidats à la mairie de Gatineau, mercredi soir, à la ferme Moore.

Un texte de Dominique Degré

Ce sont les thèmes du transport en commun, de l'aménagement du territoire, de la gestion des déchets, de la protection de la biodiversité, de la qualité de l'eau et du verdissement qui étaient au centre des échanges.

« Ce n’est pas un débat, mais plutôt une discussion », a souligné le directeur général du Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais (CREDDO), Benoît Delage, avant l’ouverture du débat entre les candidats à la mairie.

La formule choisie par le CREDDO ne permettait pas aux candidats d’avoir des droits de réplique. Ces derniers ont donc davantage décrit leur plateforme respective sur les divers sujets abordés durant la soirée.

Les six sujets étaient basés sur un sondage mené par le CREDDO sur les priorités des électeurs en matière d’environnement. Au total, 430 personnes ont répondu aux questions du Conseil.

Sylvie Goneau n’a pas participé au débat en raison d’un « empêchement de dernière minute », a précisé M. Delage.

Transport en commun

La première question a été posée aux candidats par la mairesse sortante de Chelsea, Caryl Green. Cette dernière voulait savoir ce que les candidats comptent faire pour arrimer les services de la Société de transport de l’Outaouais (STO) et ceux offerts par Transcollines.

Pour Rémi Bergeron, il est « essentiel que l’intégration se fasse », afin que les gens vivant en milieu rural plus éloigné puissent éventuellement se rendre facilement jusqu’à Gatineau et Ottawa.

Les commentaires de M. Bergeron reflétaient d’ailleurs ceux de ses adversaires, qui accordent tous une certaine importance à l'arrimage des réseaux de transports en commun urbains et ruraux.

Aménagement du territoire

Il fut ensuite question de la densification du centre-ville. Si les candidats s’entendent pour dire que la densification est la meilleure solution pour ralentir l’étalement urbain, les méthodes proposées par chacun diffèrent.

Maxime Pedneaud-Jobin a par exemple souligné « qu’on a jamais autant construit d’unités au centre-ville que dans les dernières années » et que le projet Zibi est meilleur que les tours Brigil pour favoriser la densification. Denis Tassé a pour sa part défendu la Place des peuples comme vecteur de densification.

Gestion des déchets

C’est ensuite la question de la gestion du gaspillage alimentaire qui a été posée aux candidats. Encore une fois, les quatre hommes n’avaient pas de désaccord majeur sur cet enjeu et ont proposé tour à tour des mesures pour lutter contre le gaspillage.

Il faudrait, selon les candidats, en faire davantage pour favoriser l’envoi de denrées aux banques alimentaires de la région, mais également pour instaurer le compostage et le recyclage dans plus d'entreprises de Gatineau.

Biodiversité

La forêt Boucher et sa protection ont été l'un des thèmes centraux des échanges entre les candidats sur la question de la biodiversité.

« [Il faut] faire tout ce qu'on peut pour la protéger », a martelé Clément Bélanger, reflétant par le fait même la vision des autres candidats.

Ces derniers en ont aussi profité pour détailler leur plan pour les milieux naturels de Gatineau, comme le ruisseau de la Brasserie, où Denis Tassé voudrait, par exemple, investir 8 millions de dollars pour sa mise en valeur.

Rémi Bergeron voudrait quant à lui obliger les compagnies à payer pour leurs évaluations environnementales et que celles-ci soient menées par des experts désignés par la Ville.

Qualité de l'eau

Les nombreux débordements d'égouts à Gatineau ont aussi occupé une partie de la discussion mercredi soir. Pour lutter contre ce problème, Maxime Pedneaud-Jobin préconise le maintien de la taxe sur les infrastructures, ce qui serait « essentiel [afin d'avoir] la capacité financière d'agir ».

Ses trois opposants ont tous souligné qu'il faudrait également miser sur la communication avec les citoyens lors d'un débordement ou de la publication d'un avis de faire bouillir l'eau.

Verdissement

L'enjeu du verdissement de Gatineau et du reboisement après la crise de l'agrile du frêne a été le dernier thème abordé par les candidats.

« Je voudrais que chaque projet qu’on regarde, s’il n’a pas de considérations environnementales [ne soit] pas applicable », a résumé M. Bélanger.

MM. Pedneaud-Jodin et Tassé ont davantage mis l'accent sur la réglementation entourant l'abattage d'arbre. M. Tassé voudrait des ajuster les amendes pour les contrevenants pour financer une meilleure surveillance, alors que le maire sortant est plutôt en faveur de « trouver une façon d'y aller à la positive plutôt que par la coercition ».

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