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Élections municipales : les couteaux volent bas dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce

Le maire sortant, Russell Copeman d'Équipe Coderre, défend son bilan et égratigne au passage ses adversaires. Il soutient entre autres que Zaki Ghavitian se présente sous la bannière de Coalition Montréal parce qu'Équipe Coderre n'a pas voulu de lui.

Un texte de René Saint-Louis

Russell Copeman s'étonne que Coalition Montréal ait choisi Zaki Ghavitian comme candidat à la mairie dans l'arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce (CDN-NDG).

Pas plus tard qu'en avril dernier, raconte-t-il, ce dernier a tenté d'être candidat pour Équipe Coderre.

La réplique de Zaki Ghavitian ne s'est pas fait attendre.

Ce dernier reconnaît avoir eu des discussions avec divers élus, mais dit s'être vite rendu compte que ce n'était pas le bon choix. Il affirme qu'Équipe Denis Coderre est en fait le véhicule d'une seule personne, soit le maire sortant de Montréal Denis Coderre.

Zaki Ghavitian ajoute qu'en ce qui a trait à la loyauté, son adversaire n'a pas de leçon à donner en raison de son propre passé de transfuge.

Russell Copeman estime que les électeurs ne lui en tiennent pas rigueur et l'ont vite associé à l'administration en place même s'il avait été élu sous la bannière de Coalition Montréal. Denis Coderre l'avait nommé responsable de l'habitation et de l'urbanisme dans son comité exécutif deux semaines après l'élection de 2013.

Bilan et promesses

Ce dont le maire sortant est le plus fier, c'est la réfection des infrastructures. Dans son arrondissement, 40 % des rues ont été repavées en un seul mandat. Du jamais vu, dit-il. Et il promet d'en faire autant pendant son second mandat.

Russell Copeman affirme aussi avoir lancé une initiative pour réduire les importantes poches de pauvreté dans CDN-NDG. Une table ronde a été mise sur pied et un plan d'action sera dévoilé l'an prochain. La tâche de le mettre en vigueur reviendra donc au maire qui sera élu le 5 novembre.

L'aspect le plus frustrant de son mandat, dit-il, a été la question des logements insalubres et des propriétaires négligents qui font les manchettes depuis quelques années. Certes, un fonds de 250 000 $ a été créé pour faire des travaux d'urgence quand la santé ou la sécurité des locataires sont en jeu, mais ce n'est pas suffisant, conclut Russell Copeman.

Attaques

Les opposants de Russell Copeman attaquent bien entendu son bilan.

Sur la question des infrastructures, Zaki Ghavitian de Coalition Montréal aime à rappeler qu'il est aussi l'ancien président de l'Ordre des ingénieurs du Québec. Dans un climat comme le nôtre, dit-il en tant qu'ingénieur, la durée de vie des routes est de 10 ans. Refaire 40 % des rues en 4 ans, c'est donc l'entretien de base et il n'y a pas eu de rattrapage de fait, selon lui.

La candidate de Projet Montréal pour la mairie d'arrondissement, l'ex-journaliste du quotidien The Gazette est encore plus dure envers Russell Copeman. Elle va jusqu'à affirmer avoir le sentiment que son adversaire n'aime pas les gens...

De son côté Russell Copeman ne s'en prend pas à Sue Montgomery, mais plutôt au parti qu'elle représente. « Projet Montréal est devenu trop d'extrême gauche. C'est presque la filiale de Québec Solidaire quant à moi et ce n'est pas de ça que Montréal a besoin. »

Lors des dernières élections en 2013, Projet Montréal avait obtenu 26 % des votes, contre 29 % pour Russell Copeman.

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