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Élections Ontario 2018 : vers un nombre record d'élus autochtones?

Près d'une dizaine de candidats autochtones ou métis se présentent aux élections provinciales de l'Ontario pour les trois principaux partis. La 42e législature de Queen's Park pourrait être celle avec le plus de représentants des Premières Nations de l'histoire de la province.

Un texte de Colin Côté-Paulette

Un seul Autochtone a été élu dans l'histoire politique provinciale ontarienne. Il s'agit de Peter North, député néo-démocrate, puis indépendant, dans la circonscription d'Elgin dans les années 1990.

Mais les changements faits à la carte électorale dans le Nord de la province ont encouragé des candidats autochtones à se présenter aux élections de jeudi.

Les deux circonscriptions les plus au nord de la province, où on retrouve plusieurs communautés autochtones, ont été divisées afin d'offrir une meilleure représentation aux Premières Nations et aux petites villes nordiques.

L'une des deux nouvelles circonscriptions de la région, Kiiwetinoong, est même la seule où les Autochtones sont en majorité dans tout l'Ontario.

Mushekegowuk-Baie-James

« Quand ils ont enlevé Timmins [de Timmins-Baie-James], je me suis dit, "c'est beaucoup plus représentatif de qui on est ici, à voir 60 % de francophones et 30 % d'Autochtones". Je me suis dit que j'étais le candidat parfait », explique Gaétan Baillargeon, qui tente d'être élu sous la bannière libérale dans Mushekegowuk-Baie-James.

L'homme a été élevé dans la Première Nation de Constance Lake, avant de déménager à Hearst à l'âge de 16 ans.

« Ce sont deux minorités, mais complètement différentes », illustre M. Baillargeon par rapport à la complexité de sa région et à l'importance d'avoir une représentation adéquate à Queen's Park.

M. Baillargeon fait même campagne avec sa mère dans certaines communautés autochtones, puisque celle-ci parle bien la langue crie.

« Je pense que les gens ont aimé ça, [...] les gens du reste de la circonscription, ils sont souvent oubliés », commente-t-il.

Même son de cloche à propos des nouvelles circonscriptions du côté du candidat néo-démocrate dans Mushegowuk-Baie-James, Guy Bourgouin, un métis descendant des Malécites.

« Ça a définitivement incité plus de gens des Pemières Nations et de métis à se présenter », croit-il.

M. Bourgouin pense aussi que, comme dans plusieurs autres sphères de la société, les jeunes leaders autochtones sont davantage éduqués et veulent faire une différence aujourd'hui.

« Je pense que nos communautés apprécient de voir leurs membres vouloir être député », affirme Alvin Fiddler, le grand chef de la Première Nation de Nishnawbe Aski.

Dans Algoma-Manitoulin, le candidat Charles Fox souhaite devenir le premier député issu des Nishnawbe Aski.

Parmi ses demandes envers le futur gouvernement, le chef Fiddler espère une modernisation de la Loi sur Grand Nord. Il la qualifie de « paternaliste » et de contraire aux traités.

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