Les libérauxChose certaine, les libéraux poussent un soupir de soulagement. Le pire a été évité. L'honneur est sauf. Ils conservent Ottawa-Vanier et ce, de belle façon. Nathalie Des Rosiers obtient 49 % des voix.

Le gouvernement navigue pourtant en eaux troubles... des accusations de corruption ont été déposées contre deux membres influents du parti durant la campagne. Le taux de popularité de la première ministre demeure bas, les critiques sont constantes.

Même la vice-première ministre Deb Matthews minimisait l'importance des élections partielles cette semaine, disant qu'elles ne reflètent généralement pas une tendance provinciale à long terme. Les partielles servent souvent en effet à protester contre le gouvernement.

Dans cette optique, la victoire éclatante de la candidate libérale à Ottawa a de quoi à rassurer l'équipe libérale. La forteresse est bel et bien toujours libérale. Et même si le conservateur André Marin a obtenu près de 30 % des voix, le château fort n'a pas été ébranlé. Il faut dire que les libéraux avaient une candidate connue et reconnue, ce qui a pu les aider.

Le problème pour l'équipe de Kathleen Wynne, c'est que les résultats sont plus douloureux à Niagara-Ouest-Glanbrook. Les libéraux, qui étaient arrivés deuxièmes avec 28 % en 2014, ont glissé au troisième rang cette fois avec 15 % des voix... Ouf... C'est donc dire qu'avec une candidate moins connue, en terrain hostile, l'exercice est plus difficile. Il y a là un avertissement. La grogne anti-libérale est bien présente. Le statu quo demeure précaire.

Les progressistes-conservateurs

L'équipe de Patrick Brown mise d'ailleurs là-dessus. Et dans le Niagara, le pari a été remporté haut la main. Le jeune Sam Oosterhoff devient le plus jeune député de l'histoire de la province.

Malgré les sourires de la victoire, le parti a le nouveau député à l'oeil. On craint les déclarations controversées sur les questions sociales. Sam Oosterhoff s'est fait connaître pour ses positions anti-avortement, anti-programme d'éducation sexuelle.

Les conservateurs essaient pourtant tant bien que mal de recentrer le parti et de prendre leurs distances de ces questions controversées. Ils l'ont appris à la dure durant la campagne électorale dans Scarborough-Rouge River l'été dernier.

La défaite dans Ottawa-Vanier montre que les troupes de Patrick Brown n'ont pas les conditions favorables qu'ils prétendent pourtant avoir. Tout n'est pas possible.

Il reste encore beaucoup de travail à faire pour qu'une vague bleue déferle sur l'Ontario dans un an et demi. La première étape est, justement, de contrôler les débordements et les distractions.

Les néo-démocrates

Les néo-démocrates ont mordu la poussière depuis des mois chaque fois qu'il y a une élection partielle.

Whitby-Oshawa, Simcoe Nord, Scarborough-Rouge River et maintenant Niagara Ouest-Glanbrook et Ottawa-Vanier... aucun gain pour le parti d'Andrea Horwath.

Il n'y a pas si longtemps, le NPD réussissait pourtant à mobiliser les électeurs frustrés. C'est comme ça qu'ils ont mis la main, lors de partielles, sur Kitchener-Waterloo, Windsor-Tecumseh, London-Ouest. Vite, vite, il faut rajuster le tir. Le message ne semble pas passer.

Il n'y a peut-être pas eu de séisme politique, mais les plaques tectoniques de tous les partis sont en train de bouger et le temps manquera bientôt pour se réaligner. Les élections générales sont dans 18 mois.

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