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Élèves homosexuels : Notley tente de faire flancher les conservateurs albertains

« Vous devriez vous tenir du bon côté de cette question », a lancé la première ministre albertaine Rachel Notley aux députés de l'opposition conservatrice, dont certains semblent hésiter à soutenir le projet de loi 24 qui interdirait aux écoles de dévoiler l'identité des élèves qui rejoignent une alliance gai-hétéro.

Un texte de Laurent Pirot

La première ministre a pris la parole au cours de la deuxième lecture du projet de loi, ce qui est inhabituel, pour démonter point par point les arguments avancés par le chef du Parti conservateur uni Jason Kenney.

Le chef conservateur estime que les éducateurs sont les mieux placés pour savoir quand les parents devraient être informés.

« Vous savez comme moi qu’il n’y a qu’une seule personne qui peut dévoiler l’orientation sexuelle d’un enfant (...), c’est évidemment l’enfant », a répondu Rachel Notley.

Elle a affirmé que le statu quo défendu par Jason Kenney ne fonctionne pas. On exige des enfants qui souhaitent créer une alliance gai-hétéro « d’être des héros, de se battre contre une culture » hostile dans certaines écoles réticentes à une discussion sur la diversité sexuelle, a-t-elle dit.

Le projet de loi propose d'obliger les directeurs de s’assurer qu'une alliance gai-hétéro soit créée dans leur école et qu’elle ait les moyens de fonctionner. Il imposerait aussi à tous les conseils scolaires d’adopter une politique sur l’ouverture.

Le texte a été adopté en seconde lecture avec l’appui de 44 députés contre 9. Les néo-démocrates ont reçu le soutien des députés Richard Starke et Rick Fraser, élus sous l’étiquette progressiste-conservatrice, du libéral David Swann et de la députée du Parti albertain Karen McPherson.

Huit membres du PCU ont voté contre, ainsi que Derek Fildebrandt, qui siège comme indépendant, mais aspire à retrouver prochainement sa place au sein du caucus conservateur uni.

Opposition divisée?

Alors que le chef du parti Jason Kenney a affirmé qu’il y avait un consensus au sein du caucus pour s’opposer au projet de loi, l’unité semble fragile.

La députée UCP Leela Aher, connue pour son engagement pour la diversité sexuelle, a pris la parole pour dire que sa décision n’était pas prise. « Il y a beaucoup de choses dans ce texte qui me parlent », a-t-elle déclaré.

Elle a choisi de ne pas participer au vote en deuxième lecture

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