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Elizabeth May critique la politique globale d’accueil des réfugiés

La chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May, a profité de la présentation de la plateforme électorale de sa formation pour fustiger l'approche globale du gouvernement conservateur dans le traitement des réfugiés, dont les lacunes vont selon elle bien au-delà de la crise actuelle des réfugiés syriens.

Jusqu'ici critiqué par ses rivaux parce que son gouvernement accueille à leurs yeux trop lentement et trop peu de réfugiés originaires de Syrie, Stephen Harper a notamment répliqué que son gouvernement s'engageait à accélérer le processus.

C'est passer à côté du vrai problème, a estimé la chef des verts.

« Ce n'est pas difficile d'entrer au Canada parce qu'il y a des lourdeurs bureaucratiques », a argué Mme May. « C'est difficile d'y entrer en raison de la structure même du modèle », qui a été revu de la mauvaise façon, a-t-elle soutenu mercredi devant ses partisans.

« Toute personne ayant plus de 16 ans est automatiquement emprisonnée. Quant aux plus jeunes, on doit décider si on les confie aux services sociaux ou si on les laisse vivre avec leurs familles en prison pour un an », a-t-elle déploré, évoquant la loi adoptée en 2012 dans la foulée de l'arrivée de centaines de réfugiés du Sri Lanka par bateaux en Colombie-Britannique, en 2009 et en 2010.

Le ministre de l'Immigration de l'époque, Jason Kenney, avait affirmé que trop d'individus profitaient des failles et de la générosité du système d'immigration canadien pour entrer au pays illégalement ou demander frauduleusement l'asile politique.

Conséquence de cette réforme : il y a aujourd'hui deux fois moins de demandeurs d'asile qu'en 2011, indiquait l'automne dernier un reportage de Radio-Canada.

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