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Elizabeth May demande une enquête sur les allégations d’intimidation la visant

Le Parti vert du Canada a lancé une enquête interne, à la demande de sa chef Elizabeth May, après que des allégations d'intimidation en milieu de travail eurent été portées contre elle.

Selon un article paru dans le Toronto Star de samedi, trois anciens employés du parti reprochent à Mme May d’avoir créé un milieu de travail hostile par ses cris et par ses insultes. Le Parti vert avait rapidement réagi samedi, assurant qu'il appuyait fortement sa chef dans cette affaire.

« À la lumière des accusations sans fondement, mais toujours graves, portées contre moi, j'ai demandé au directeur général du Parti vert et aux autres membres du parti de mettre en place une enquête indépendante pour que nous puissions définitivement clore le dossier », a déclaré la chef May en mêlée de presse à Ottawa.

L’enquête, qui durera de deux à quatre semaines, se fera sous la direction de l'avocate Sheila Block, du cabinet torontois Torys LLP.

Mme May en a profité pour s’excuser si jamais elle s’était mise en colère contre qui que ce soit, mais a rappelé qu’elle avait des opinions bien arrêtées.

Elle a aussi rappelé que le parti lui avait renouvelé son appui en août 2016, avec l'aval de 94 % des membres.

« Une femme chef d'un parti politique fédéral doit être dure, a-t-elle dit. Je ne considère pas qu’avoir une colonne vertébrale est un défaut de caractère. Je reste chef de file. Je ferai le travail que nos membres et partisans veulent que je fasse. »

En 2016, la chef des verts disait cependant qu’elle ne souhaitait plus diriger son parti et qu’elle souhaitait se concentrer sur son rôle de députée.

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