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CPJV l'hebdo, « spécial tours Brigil » : édition du 6 octobre 2017

Quartier du Musée. Brigil Construction. Désignation patrimoniale. Développement économique. Vous y retrouvez-vous dans le projet des tours Brigil, surnommé Place des peuples? Les revirements sont tellement nombreux qu'ils peuvent facilement donner le tournis à n'importe quel initié. Pour vous aider à en comprendre les enjeux, voici un bref récapitulatif.

Un texte d'Angie Bonenfant

ACTUALITÉS

Avant de nous jeter dans le dossier des tours Brigil, revoyons ce qui a marqué la deuxième semaine de la campagne électorale à Gatineau.

L'Équipe Pedneaud-Jobin - Action Gatineau continue de multiplier les annonces. De leur côté, les candidats à la mairie Clément Bélanger, Sylvie Goneau et Denis Tassé prennent des engagements financiers.

Un cinquième candidat à la mairie, Rémi Bergeron, est quant à lui officiellement enregistré et les élus ont siégé au dernier conseil municipal avant les élections. Regardez le résumé :

Vous avez manqué la dernière édition de CPJV L'hebdo? Consultez-la, ici.

DOSSIER

Le projet Place des peuples en bref

La proposition du Groupe Brigil ne fait pas l'unanimité. Pour certains, les deux tours revitaliseront le centre-ville de Gatineau. Pour d'autres, elles dénatureront l'environnement.

En quoi consiste exactement le projet de Gilles Desjardins? On vous propose de le découvrir en un rapide coup d'oeil (cliquez sur les ronds) :

La petite histoire des tours Brigil

Il était une fois, un entrepreneur qui voyait grand...

À vous la parole

Et vous, que pensez-vous du projet de Gilles Desjardins? Les tours Brigil ont-elles leur place dans le Vieux-Hull?

Nous avons demandé aux étudiantes du Collège Saint-Joseph de se prononcer sur la possible apparition, directement dans leur cour arrière, de ces deux gratte-ciel.

Êtes-vous pour ou contre? On veut le savoir. Envoyez-nous vos commentaires, ici.

EN PROFONDEUR

Des parcs de planches à roulettes pour combattre le crime

Les tours Brigil, c'est bien beau, mais en matière d'infrastructures, les élèves du secondaire que nous avons rencontrés ont clairement exprimé un besoin pour davantage de parcs destinés aux planches à roulettes.

Un texte d'Angie Bonenfant

L'idée peut sembler farfelue, mais pour Colleen Mooney, directrice du Boys and Girls Club d'Ottawa, une association qui vient en aide aux jeunes en milieux défavorisés, elle n'est pas dénuée de bon sens.

« Il y a certaines heures dites critiques - après l'école, en soirée et les fins de semaine - où il est important de garder nos adolescents occupés dans des activités qui ont une direction positive », a-t-elle indiqué lors d'un échange téléphonique.

L'activité en elle-même n'est pas très importante, dit-elle. Il peut s'agir de leçons de musique, d'arts plastiques ou de planches à roulettes. L'important, c'est que cette activité offre la possibilité à nos jeunes de faire quelque chose de constructif avec leur temps libre.

À Ottawa, où le Boys and Girls Club a pignon sur rue depuis plusieurs années, on mise beaucoup sur les activités physiques pour tenir les adolescents occupés. Les résultats de telles initiatives sont probants, a souligné Mme Mooney.

À Gatineau

Présentement, 18 parcs de planches à roulettes sont répartis sur le territoire de la ville de Gatineau. En faudrait-il davantage?

Nous avons épluché les plateformes des candidats à la recherche d'indices sur leurs positions sur cette question :

1. Maxime Pedneaud-Jobin

Le maire sortant promet de revoir l'aménagement des parcs, particulièrement au centre-ville, et d'améliorer l'accessibilité de l'offre de loisirs et de sports. Il ne précise pas si les parcs de planche à roulettes font partie de ses plans. Son programme comporte des mesures pour les enfants et les aînés, mais rien de spécifique pour la tranche d'âge 12-17 ans.

2. Sylvie Goneau

Dans son cadre financier présenté cette semaine, il n'y a rien de spécifique sur la bonification des parcs. On y trouve toutefois une initiative pour améliorer l'éclairage dans les ruelles, les parcs et les sentiers actuels. Également, Mme Goneau promet d'injecter 100 000 $ aux deux ans pour des projets développés par des jeunes qui fréquentent l'école secondaire.

3. Denis Tassé

Les seules annonces faites jusqu'à présent par Denis Tassé traitent de la gestion des finances et des ressources humaines.

4. Clément Bélanger

Beaucoup d'initiatives portées sur le bien-être du citoyen, mais rien sur l'amélioration des parcs. Aucune promesse qui touche les adolescents.

5. Rémi Bergeron

Il favorise une approche du service aux citoyens inspirée par le « gros bon sens », mais il n'y a pas de mesures touchant les parcs dans plateforme électorale.

Et les ados, eux?

Les parcs de la Ville de Gatineau ne sont pas tous conçus pour les adolescents, juge Caroline Baillargeon, directrice de programme aux maisons de jeunes de l'organisme L'Avenue des jeunes. C'est comme si on les avait oubliés.

« Je trouve qu'il y a énormément de parcs pour les enfants, mais qu'on a un peu oublié les adolescents. C'est comme s'ils étaient perçus comme étant moins importants », évalue-t-elle.

Après 22 h, il n'y a pas de lieux à Gatineau pour que les adolescents puissent chiller en toute sécurité. Les maisons de jeunes sont fermées et « si une gang d'adolescents se retrouvent dans un parc, on va trouver qu'ils sont "dérangeants" », déplore-t-elle.

Cri du coeur pour les maisons de jeunes

En plus d'appuyer l'idée de plus de parcs de planches à roulettes et de terrains de basketball, Caroline Baillargeon aimerait que les élus investissent davantage dans les maisons de jeunes.

« Pour moi, dans un monde idéal, les maisons de jeunes seraient ouvertes dès la fin de l'école, tous les jours de la semaine et fermeraient vers 23 h. Les adolescents en ont besoin », indique-t-elle. « Aller chiller dans le sous-sol de maman et papa, ce n'est pas la même chose que d'être à une place où c'est pour des adolescente et fait pour des adolescents. »

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