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En 2016, les néo-démocrates albertains ont concrétisé leurs promesses

Les engagements étaient nombreux. En 2016, beaucoup ont été inscrits dans la loi par le gouvernement néo-démocrate de l'Alberta, sur fond de difficultés économiques persistantes.

Le gouvernement a fait adopter cinq lois cette année pour la mise en œuvre de son plan de lutte contre les changements climatiques.

La plus spectaculaire est celle qui crée, à partir du 1er janvier, une taxe sur les émissions de gaz à effet de serre que tous les Albertains paieront, en particulier sur leur consommation d'essence et de gaz naturel.

Les sables bitumineux se sont vu imposer un plafond d'émission et le gouvernement a aussi profondément modifié l'organisation du marché de l'électricité, afin de remplacer les centrales électriques au charbon par des énergies renouvelables.

Ces mesures permettront de concilier désormais la croissance économique et la protection de l'environnement, répète la première ministre Rachel Notley.

On ne règle pas tous les problèmes, mais on avance dans la bonne direction.

Rachel Notley, première ministre de l'Alberta

Ce changement de pied dans la province canadienne qui émet le plus de gaz à effet de serre a été crucial pour permettre l'approbation de l'agrandissement de deux pipelines afin exporter du pétrole des sables bitumineux.

Mesures sociales

Le gouvernement a aussi poursuivi sa politique d'augmentation du salaire minimum, passé de 11,20 $ à 12,20 $ en octobre. Ce taux horaire passera à 15 $ en 2018.

Au chapitre social, le gouvernement a augmenté plusieurs aides pour les familles les plus démunies et encadré les prêts sur salaire.

Le budget présenté au printemps a, en outre, concrétisé la promesse d'investissements importants dans les infrastructures provinciales, avec 35 milliards sur cinq ans.

Par conséquent, la province bat tous ses records en terme de déficit et de dettes. Le ministre des Finances Joe Ceci emprunte même plus de six milliards de dollars pour financer les dépenses courantes. Il ne prévoit plus de retrouver l'équilibre budgétaire avant l'année 2019-2020.

Alors que l'Alberta est déjà frappée de plein fouet par la récession causée par la faiblesse des cours du pétrole, le gouvernement devrait être plus prudent, s'alarme la droite albertaine. L'opposition accuse aussi le plan climat de miner la confiance des investisseurs.

« Ça pourrait finir par être une hypothèque trop lourde à porter pour la prochaine élection », met en garde Frédéric Boily, politologue de l'Université de l'Alberta.

La critique de la politique environnementale et économique du gouvernement a largement mobilisé les militants de droite que l'on a vu défiler par centaines contre la taxe carbone.

Le NPD fait des choix idéologiques qui auront des effets graves pour les familles.

Le chef du Wildrose, Brian Jean

Les sondages en Alberta décrivent un Wildrose solidement implanté. Dans le même temps, les progressistes-conservateurs ont déjoué les pronostics de ceux qui prévoyaient leur fin prochaine.

En mars, le conservateur Prab Gill a remporté l'élections partielle de Calgary-Greenway et l'intérêt pour le parti a été relancé par l'arrivée de Jason Kenney dans la course à la direction et par son plan pour lancer une formation unique de la droite albertaine.

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