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Éric Tétrault a déjà tenu des propos très durs contre Couillard, dit Legault

Le candidat libéral à l'élection complémentaire imminente dans Louis-Hébert, Éric Tétrault, a déjà été « très dur, très négatif » à l'encontre de Philippe Couillard et de sa stratégie économique, a soutenu mercredi le chef caquiste François Legault.

M. Legault a confirmé l'avoir rencontré pour le recruter comme candidat.Ex-président de Manufacturiers et exportateurs du Québec issu des rangs libéraux, Éric Tétrault est attaqué sur son intégrité et des ministres du gouvernement ont tenté de le défendre mercredi.En conférence de presse mercredi après-midi à Laval pour présenter des candidats en vue des élections générales de 2018, François Legault a raconté les circonstances dans lesquelles il a rencontré M. Tétrault.C'est son conseiller Mychel Saint-Louis qui a fait les approches et M. Tétrault lui avait dit qu'il était intéressé à devenir candidat caquiste. En compagnie de son chef de cabinet, le chef de la CAQ dit s'être entretenu une heure et demie avec lui et il avait apparemment été dur envers le régime libéral. Le chef de la CAQ a précisé que l'entretien avait eu lieu lors de la dernière session parlementaire.

M. Legault a toutefois soutenu qu'il ne s'était pas encore rendu à l'étape des vérifications des antécédents du candidat potentiel. Le chef caquiste en a donc profité pour faire allusion au passé d'Éric Tétrault, qui défraie actuellement les manchettes.En entrevue radiophonique à la station CHOI à Québec mercredi, M. Tétrault a admis avoir déjà été critique des libéraux, mais bien avant la période évoquée par M. Legault.

Le candidat libéral a par ailleurs affirmé que lorsqu’on est président d'une association économique, « ça arrive qu'on pose des questions » à des partis, « comme n'importe qui qui se présente en politique », en ajoutant avoir toujours eu des échanges courtois avec le chef caquiste.Soupçons sur l'intégritéAutrefois chef de cabinet du ministre de la Sécurité publique Jacques Dupuis, dans le gouvernement libéral de Jean Charest, il se trouvait dans la loge de Lino Zambito avec l'ex-ministre Nathalie Normandeau à un concert de Céline Dion en 2008, un événement révélé par la commission Charbonneau. M. Tétrault s'était aussi apparemment fait donner des billets par M. Zambito, l'ex-entrepreneur en construction condamné pour fraude.En entrevue mardi au FM93, une station de Québec, M. Tétrault avait laissé entendre qu'il avait probablement payé son billet et celui de sa conjointe au spectacle de Céline Dion. M. Zambito a toutefois affirmé dans d'autres médias qu'il avait donné gracieusement les billets, tout comme à Nathalie Normandeau.M. Tétrault a aussi indiqué avoir été interrogé par l'Unité permanente anticorruption (UPAC) dans le cadre d'une enquête sur le financement politique.En point de presse en matinée avant d'entrer à la séance du conseil des ministres, la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, a condamné ce qui s'apparente, selon elle, à de basses œuvres des partis de l'opposition.

Des ministres libéraux à la rescousse

« Je suis fière que M. Tétrault se présente avec nous et si cela suscite autant de commentaires, de salissage, je vais le dire, c'est probablement parce qu'on n'a plus d'autre argument », a-t-elle déclaré.Son collègue, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, abonde dans le même sens. Selon lui, les partis d'opposition sont désarmés devant le bilan reluisant du gouvernement.« Les oppositions sont très malheureuses des succès que nous avons et elles essaient de construire des histoires les plus négatives possible », a-t-il dit.Éric Tétrault a été présenté par le chef libéral Philippe Couillard mardi comme candidat pour succéder à Sam Hamad, qui a démissionné de son siège dans Louis-Hébert, une circonscription traditionnellement libérale de la région de Québec.L'élection sera vraisemblablement déclenchée sous peu par le premier ministre.

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