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Érosion et sécurité côtière : pas de voie de contournement pour la Haute-Gaspésie

Québec a indiqué lors d'une rencontre interministérielle avec les élus de la Haute-Gaspésie qu'il n'était pas dans ses intentions de construire une voie de contournement de la route 132.

La route a été emportée par la mer à plusieurs endroits en décembre dernier, lors d’importantes tempêtes. Les municipalités de La Martre et Marsoui avaient été alors enclavées pendant quelques jours. Seuls les véhicules d’urgence étaient autorisés à circuler sur les tronçons abîmés de la route 132.

Québec indique toutefois qu’il entreprendra des réparations permanentes cet été sur les 11 sites endommagés.

Le préfet de la MRC de la Haute-Gaspsésie, Allen Cormier, se dit satisfait de la réponse du gouvernement. « On me dit qu’on est capable de trouver des solutions pour rendre la route 132 sécuritaire, et ce, dans un délai très, très court », commente M. Cormier.

Le maire de La Martre, Yves Sohier, aurait préféré une autre réponse. Il convient que la construction d’une route de contournement demanderait un certain investissement, mais il estime que cela pourrait devenir primordial en termes de sécurité si un isolement de sa municipalité devait se prolonger.

Ces travaux s'échelonneront sur trois ans. Des spécialistes de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) tentent d’apporter les meilleures solutions pour protéger la route 132. Le moment des travaux n’a pas été divulgué.

Jusqu'à présent, les travaux de stabilisation de la route ont coûté près de 2 millions de dollars.

Des points à améliorer

La rencontre de La Martre a réuni une trentaine de personnes, soit des maires de la région et des intervenants lors de sinistres.

Les participants ont reconnu qu'il fallait améliorer certaines choses comme les communications. Ils ont aussi constaté que les trois quarts des municipalités ne disposait pas de plan de mesures d'urgence.

Le député Lelièvre exclu de la rencontre

Le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, qui avait sollicité cette rencontre en décembre, n’a pas été invité à y participer. « C'est une décision politique » dit-il.

Il s’est dit déçu puisqu’il considère que de voir au cheminement de dossiers, comme celui de l’érosion ou de la sécurité de la route 132, relève de son rôle de député.

Le commissaire à l'éthique lui a donné raison récemment. Toutefois, rien dans la loi n’oblige les directions régionales des ministères à inviter le député à ce genre de rencontre.

Un conseil politique du député a par contre pu être présent à la réunion.

D'après les informations de Jean-François Deschênes

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