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Est-ce la première fois que l'armée s'engage à lutter contre les inconduites sexuelles?

Neuf mois après la publication d'un rapport accablant sur les inconduites sexuelles dans l'armée, les Forces canadiennes affirment qu'elles font toujours beaucoup d'efforts pour régler la situation. L'armée a-t-elle déjà tenu ce discours dans le passé?

Vérification faite : ce n'est pas la première fois que les Forces canadiennes promettent de s'attaquer à ce problème. Déjà en 1998, le magazine Maclean's révélait que les cas d'agression sexuelle et d'inconduite étaient fréquents dans l'armée et que de tels comportements n'étaient pas punis. Le ministre de la Défense de l'époque, Art Eggleton, s'était engagé à améliorer la situation.

Le gouvernement a alors créé le poste d'ombudsman des Forces canadiennes. C'est un jeune avocat, André Marin, qui a été le premier à l'occuper. Mais il s'est plaint de ne jamais avoir pu interroger le haut commandement pour pousser son enquête plus loin.

Et depuis, l'histoire s'est répétée. Entre 2002 et 2012, on a dénombré 178 plaintes d'inconduite sexuelle en moyenne par année. Quelques-unes seulement ont fait l'objet d'une enquête.

L'an dernier, l'ancienne juge de la Cour suprême Marie Deschamps dressait dans un rapport un portrait bien triste de la situation. Elle recommandait donc une action soutenue et directe de la part de toute la chaîne de commandement.

Aujourd'hui, l'armée reconnaît qu'il y a un problème dans ses rangs, que les agresseurs n'en sont pas les seuls responsables et qu'il existe une culture sous-jacente de sexualisation au sein des forces.

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