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Eva Ottawa, première Autochtone à présider le Conseil du statut de la femme

Eva Ottawa, ex-grande chef de la nation atikamekw, a été nommée à la présidence du Conseil du statut de la femme.

Le gouvernement Couillard a annoncé le nom de la successeure de Julie Miville-Dechêne par voie de communiqué jeudi en fin d'après-midi. La nomination a été approuvée par le Conseil des ministres qui était réuni à Gatineau.

Eva Ottawa était jusqu'à tout récemment membre de la Commission des droits de la personne.

Détentrice de diplômes en sociologie et en droit, Mme Ottawa s'est impliquée pendant de nombreuses années dans sa communauté. Elle a occupé divers postes au sein du Conseil de la Nation atikamekw et de la Commission atikamekw, avant d'être membre de l'équipe de négociation de la nation autochtone.

En 2006, elle a été élue grande chef de la nation atikamekw. Elle a été la première femme à assumer cette fonction. Elle a été réélue en 2010, mais elle a démissionné avant la fin de son mandat en 2013.

Elle est ensuite devenue consultante pour les services éducatifs du Conseil des Atikamekw jusqu'en 2015, lorsqu'elle a été nommée à la Commission des droits de la personne.

Par voie de communiqué, la ministre responsable de la Condition féminine, Lise Thériault, a tenu à féliciter Mme Ottawa, en rappelant qu'elle devenait la « première femme autochtone de l'histoire du Québec à diriger un organisme consultatif relevant du gouvernement ».

« En tant que première femme à avoir occupé le poste de grande chef de la nation atikamekw, Mme Ottawa représente un véritable modèle de réussite pour toutes les Québécoises. Son parcours, tant académique que professionnel, est exemplaire. Son apport contribuera assurément à faire du Québec une société encore plus juste et égalitaire », a déclaré Mme Thériault.

Son collègue Geoffrey Kelley, ministre responsable des Affaires autochtones, a également salué la nomination de Mme Ottawa en évoquant un pas supplémentaire vers une « réconciliation ».

« La nomination de Mme Ottawa me réjouit parce qu'elle témoigne avec éloquence de notre volonté de continuer à travailler en étroite collaboration avec les peuples autochtones du Québec, et particulièrement les femmes autochtones, qui occupent une place primordiale dans notre élan de réconciliation », a-t-il affirmé.

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