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Exploitation sexuelle de jeunes filles : le PQ accuse les libéraux de négligence

Les politiques de rigueur budgétaire du gouvernement Couillard auraient nui aux efforts en matière de lutte contre l'exploitation sexuelle des jeunes filles, selon les députés péquistes Jean-François Lisée et Carole Poirier.

En point de presse, les deux députés, qui s'exprimaient respectivement à titre de porte-parole du Parti québécois en matière de condition féminine et de porte-parole en matière de services sociaux et de prévention, ont affirmé qu'en plus des compressions de 20 millions de dollars dans les centres jeunesse, le gouvernement de Philippe Couillard n'a pas donné suite à un plan d'action amorcé par le gouvernement de Pauline Marois à la fin de 2013.

À l'époque, une motion présentée à l'Assemblée nationale, et appuyée par le Cercle des femmes parlementaires, demandait ce plan d'action afin de développer des pistes de solution pour lutter contre l'exploitation sexuelle des jeunes filles. La motion avait finalement été adoptée à l'unanimité et avait permis de consolider les travaux d'un comité déjà existant, chargé d'émettre des recommandations.

Le comité réunissait des intervenants provenant de divers milieux : corps policiers, travailleurs de rue, etc. En tout, près de 260 groupes ont pris part à des consultations.

L'opposition officielle reproche au gouvernement d'avoir tabletté le rapport découlant des travaux du comité. 

L'opposition réclame le dévoilement du rapport

Le PQ réclame une copie du rapport et demande de rétablir le financement des centres jeunesse et des organismes qui travaillent sur le terrain. 

Les deux députés ont également évoqué une lettre envoyée au gouvernement en juin 2014 par le Service de police de la Ville de Montréal. Le SPVM réclamait notamment la création d'escouades métropolitaines mixtes, chargées d'enquêter sur la traite d'adolescents, et la création d'un centre intégré pour les victimes d'exploitation sexuelle. La requête a été rejetée par le ministère de la Sécurité publique.

Les deux députés exhortent le gouvernement à donner des moyens adéquats aux policiers pour combattre le fléau en rappelant qu'il est primordial d'assurer une coordination entre les différents services de police. « Les filles ne restent pas sur le territoire où elles habitent, elles se promènent entre les trois villes [Montréal, Longueuil et Laval]. Le but d'avoir une escouade mixte, c'est de permettre d'échanger de l'information et de mieux intervenir », rappelle Carole Poirier.

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