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Expropriations : le maire de L'Ancienne-Lorette défend ses résidents

Le maire de L'Ancienne-Lorette est convaincu que les rives de la rivière Lorette pourraient être réaménagées sans exproprier les propriétaires de deux maisons riveraines.

Émile Loranger se range ainsi derrière Joelyn Lake et Jean Trottier, un couple qui fait face à l'expropriation et qui, au conseil municipal de lundi soir, a demandé à la Ville de Québec de réévaluer les différents scénarios.

Mme Lake suggère notamment d'acheter le commerce sur l'autre rive de la rivière Lorette, Automobiles Jacob, afin d'y aménagemer la plaine inondable nécessaire à la prévention des inondations.

« La faisabilité est là, j'en suis personnellement convaincu. Il est faux de prétendre que ça augmenterait la hauteur des murs [anticrues], totalement faux », soutient le maire Émile Loranger.

Le maire de la ville défusionnée soupçonne la Ville de Québec de ne pas avoir étudié l'ensemble des options possibles pour éviter les expropriations.

De son côté, le propriétaire d'Automobiles Jacob, qui a mis son immeuble en vente il y a environ un mois, soutient qu'il n'a jamais été approché par la Ville de Québec.

Selon Pierrot Jacob, les commerces des alentours n'ont pas eu non plus de discussions avec la Ville. « Ils n'ont pas été approchés ça c'est sûr. On se parle entre voisins et personne n'a été approché. »

« La solution optimale »

Le vice-président du comité exécutif, Jonatan Julien, s'explique mal la réaction du maire Loranger puisqu'il assure que les ingénieurs de L'Ancienne-Lorette ont participé activement à l'élaboration du plan de réaménagement de la rivière.

« M. Loranger devrait reprendre les recommandations qui ont été formulées par ses équipes et en prendre acte. [...] C'est un projet de 60 millions de dollars assumé à 94 % par les gens de la Ville de Québec », lance Jonatan Julien.

Le conseiller municipal n'est toutefois pas insensible au « désarroi » que vivent les résidents qui seront expropriés. Il a d'ailleurs promis de revoir le projet d'aménagement avec le département de l'ingénierie.

Jonathan Julien assure toutefois que les plans ont été bien réfléchis et qu'il semble peu probable que la plaine inondable puisse être aménagée sur le terrain commercial proposé par Mme Lake, pour des raisons principalement techniques et environnementales.

« À terme, on veut protéger tous les résidents au pourtour de la rivière Lorette et malheureusement, il apparaît que c'est la solution [de l'expropriation] qui est la meilleure à tout égard. »

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