Retour

Fermeture d'école : Saint-Paul-de-Kent sur la défensive

La communauté de Saint-Paul-de-Kent, dans le sud-est du Nouveau-Brunswick, se mobilise de nouveau pour sauver son école.

Le gouvernement provincial étudie la possibilité de fermer 28 écoles, dont 13 établissements francophones. C'est la deuxième fois en quatre ans que la communauté de Saint-Paul se rassemble pour éviter qu'on ferme l'école.

Une soixantaine d'élèves fréquenteront l'École Saint-Paul cette année. C'est plus que l'an dernier, mais insuffisant pour éviter qu'elle se retrouve sur la liste des écoles à l'étude.

Le président du DSL de Saint-Paul-de-Kent, Marc Henrie n'est pas surpris de voir que l'école fait l'objet d'une évaluation, mais il aurait bien aimé qu'elle soit exemptée.

« Si on perd des ayants droit qui vont dans le système anglophone, je pense comme conseiller du district scolaire francophone, on n'aura pas joué notre rôle pour l'avenir et le développement de l'Acadie », affirme M. Henrie.

Il y a à peine quatre ans, l'École Saint-Paul a évité de justesse la fermeture. Les parents s'étaient mobilisés pour convaincre le district scolaire de la garder ouverte.

Aujourd'hui, la communauté s'apprête à livrer le même combat. Avant de recommander la fermeture d'un établissement scolaire, le Conseil d'éducation du District scolaire doit tenir des réunions publiques. La présidente du Comité parental d'appui à l'école, Gisèle Vautour affirme que déjà les parents se mobilisent.

« C'est le noyau de la communauté, si tu enlèves l'école, pour moi ça va me faire quelque chose. C'est une identité que nos enfants ont. On n'aura pas de misère à rallier les parents. On a déjà eu une première rencontre ça très bien été », soutient Mme Vautour.

Gisèle Vautour et Marc Henrie partagent la même inquiétude. Selon eux, si l'école ferme ses portes plusieurs parents pourraient choisir d'envoyer leurs enfants à l'école la plus près, soit un établissement anglophone.

Plus d'articles

Commentaires