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Fichage : « Rien n’a changé », clame Black Lives Matter

Nombre de résidents noirs, notamment, disent que le fichage est une pratique discriminatoire à leur endroit. Ils affirment que les policiers les ciblent injustement.

Selon les directives adoptées par la Ville jeudi pour refléter les nouvelles lignes directrices provinciales, un agent ne peut pas intercepter et interroger quelqu’un dans la rue simplement à cause de la couleur de sa peau.

Toutefois, les policiers peuvent continuer à contrôler l’identité de tout individu s’il répond à la description physique de la personne qu’ils recherchent ou s’il est à bord du véhicule recherché, par exemple.

Pour la porte-parole torontoise du groupe Black Lives Matter Sandy Hudson, ça demeure du fichage.

Rien n’a changé, rien du tout.

Sandy Hudson, Black Lives Matter

Black Lives Matter affirme que les policiers continuent à contrôler aléatoirement l’identité d’individus, même en marge de ses assemblées communautaires.

« On ne va pas accepter ça », lance Mme Hudson.

Informations conservées

De son côté, le militant Desmond Cole s’insurge contre le fait que les policiers pourront conserver les renseignements recueillis dans le passé grâce au fichage aléatoire.

Les policiers devront toutefois se plier à certaines restrictions pour accéder à ces informations.

Le chef de police Mark Saunders et le maire John Tory se réjouissent, quant à eux, de l’adoption des nouvelles règles.

« La nouvelle politique représente un pas dans la bonne direction pour refléter le cosmopolitisme de notre ville et nos valeurs d’inclusion et de respect, tout en offrant un service de police efficace », dit le maire Tory.

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