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Forces et Démocratie veut permettre la destitution des députés

Le parti Forces et Démocratie veut faire en sorte que les électeurs puissent destituer leur député, s'ils n'en sont pas satisfaits.

Un texte de Sébastien Desrosiers

Le chef et député sortant dans la circonscription d'Avignon-La-Mitis-Matane-Matapédia, Jean-François Fortin, trouve illogique que le pouvoir démocratique des citoyens ne se résume qu'à un simple vote aux quatre ans. Il souhaite qu'ils aient la capacité, par l'entremise d'une pétition populaire encadrée par Élections Canada, de destituer les députés pendant leur mandat et ainsi les obliger à respecter leurs engagements.

« Nous on parle de proposition de départ autour de 25 % de la population. Donc 25 % de la population votante d'une circonscription qui aurait pris la peine de signer le registre officiel ferait en sorte pour Élections Canada de déclencher un référendum dans le comté », explique-t-il.

M. Fortin souhaite donner aux « véritables détenteurs du pouvoir politique », les électeurs, un outil pour faire reconnaître leurs priorités régionales.

« Un député a souvent un message à relayer, une ligne de parti, qui ne sert pas les intérêts de la communauté », dit-il. « Si les citoyens constatent que le député n'est pas présent, qu'il ne fait pas son travail, ils auront un droit de recours entre les périodes électorales. »

Un outil testé

Selon Jean-François Fortin, la Suisse et la Californie sont parmi les États à déjà avoir adopté un tel outil.

« C'est cette pratique qui a permis de révoquer le gouverneur de la Californie, en 2003, et qui a permis à Arnold Schwarzenegger de se faire élire », indique-t-il. « Le gouverneur de l'époque n'avait pas bien servi les intérêts des gens de l'État et les gens l'avaient destitué. »

Le chef de Forces et Démocratie croit qu'une motion adoptée en ce sens à la Chambre des communes pourrait faire en sorte que le système soit mis en place d'ici un an.

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