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Formation et intervention : des obstacles potentiels à la création d'un poste de police mixte à Val-d'Or

La création d'un nouveau poste de police mixte à Val-d'Or n'apparaît pas comme une solution idéale à tous. Il faudrait plutôt investir afin d'ajouter des ressources pour les femmes directement dans les communautés autochtones de la région, selon le vice-chef de la communauté autochtone de Pikogan, Bruno Kistabish. La formation des nouveaux effectifs policiers constitue aussi un obstacle à la création de cette nouvelle ressource.

Plus de ressources dans les communautés

M. Kistabish dit que l'idée de créer un poste de police mixte le fait « bien rire, parce que finalement, qu'est-ce que ça va donner de plus? Ça va coûter combien? [...] Pour ce que ça va rapporter aux communautés, aux gens qui vivent à Val-d'Or... les femmes ont besoin de services, ont besoin de ressources. » Selon lui, les dépenses encourues sont trop grandes comparativement aux effets escomptés.

En entrevue à l'émission Des matins en or, il a affirmé du même souffle que la demande des Premières Nations de tenir une enquête indépendante sur la situation des femmes autochtones pourrait mettre en lumière le besoin de ressources pour les femmes dans les communautés.

Oui, la police mixte à Val-d'Or, c'est correct. Mais est-ce qu'il va y avoir des retombées dans les communautés? Ces femmes-là viennent des communautés de Pikogan, Lac-Simon, Kitcisakik...

Bruno Kistabish

Recrutement et formation

La disponibilité d'Autochtones intéressés à devenir policiers demeure le principal obstacle dans le recrutement d'effectifs pour le futur poste de police de Val-d'Or.

Le Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue ne fait pas partie des établissements qui peuvent offrir la formation en Techniques policières aux Autochtones, bien que le programme y soit offert pour les policiers de la Sûreté du Québec. Seuls le Cégep d'Alma et le Collège John-Abbott peuvent accueillir des étudiants des Premiers peuples appelés à travailler dans les communautés.

Le Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue serait toutefois très ouvert à offrir la formation en Techniques policières aux Autochtones, souligne le directeur général, Sylvain Blais. « Nous pourrions être un acteur intéressant sur le territoire de l'Abitibi-Témiscamingue parce qu'il y a quand même plusieurs communautés autochtones et, donc, parmi ces communautés à majorité algonquines, il pourrait y avoir des personnes qui seraient intéressées [à suivre la formation], mais qui ne souhaitent pas quitter l'Abitibi-Témiscamingue », croit-il.

Il souligne d'ailleurs que dans plusieurs domaines, lorsqu'il est question de la nation Crie, il est plus facile de se rendre dans les communautés du Nord-du-Québec afin d'offrir de la formation à une future main-d'oeuvre que d'imposer aux Autochtones de se déplacer.

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